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Prenons le maquis économique !
La tâche peut sembler pharaonique mais ne devrait pas décourager ceux dont la volonté est de ne pas moisir jusqu'à leur mort dans les rouages de la société du travail et de l'économie spectaculaire marchande.Une poignée de pseudo-libertaires ont appelé à une insurrection électorale, nous pouvons leur opposer comme aux autres non-libertaires le projet d'un maquis économique. Il ne s'agit pas pour chacunE de claquer la porte de son boulot du jour au lendemain, quoique perso c'est ce que j'ai fait, mais de préparer une sortie progressive des individus du système politico-marchand par la création d'une réelle économie alternative basée sur la démocratie directe et la distribution non-marchande.N'est-il pas envisageable d'appeler tous les individus souhaitant commencer à en finir maintenant avec le monde capitaliste, à se réunir dans des conseils ou assemblées de démocratie directe afin d'évaluer les possibilités de développement de productions en autogestion ? (Quelques pistes ici) Dans un premier il s'agirait de connaître le potentiel en temps, matériel et force que chacunE peut mettre dans de tels projets et de définir ces projets. Il me semble que la priorité devrait être portée sur les productions répondant aux besoin primaires: nourriture, logement, habillement, énergies et diffusion/développement du savoir (que je met dans les besoins primaires oui, oui et re-oui). Il faudrait pour une réelle économie alternative crédible dépasser l'autarcie et éviter l'écueil de la paupérisation volontaire ou non. La production devrait non seulement répondre aux besoins des producteurs mais aussi devrait pouvoir alimenter des réseaux de distribution basés sur la gratuité ce qui permettrait immédiatement le dévelloppement d'une solidarité non plus basé sur le caritatif ou l'humanitaire. Le don ne serait plus ciblé. Recevrait qui voudrait dans la mesure possible de la production. (Quelques pistes ici). Le risque évidemment serait de construire une énième béquille régulatrice du système marchand, mais c'est aussi un risque à prendre d'un renversement possible de l'ordre économique actuel. En tout cas, au niveau individuel, cela doit sembler toujours mieux que le réel esclavage du salariat. Si des personnes sont intéressées pour réaliser une campagne d'appel à ce maquis économique, elles peuvent me contacter à rakshasa[at]no-log.org (remplacer [at] par @). Pour une autogestion ici et maintenant, appel à création d'un maquis économique. Un texte important pouvant accompagner une réflexion sur le sujet: Critique du travail marginal et de sa place dans l'économie spectaculaire marchande
Mis en ligne par Rakshasa, le Mardi 24 Avril 2007, 08:31 dans la rubrique "Projets alternatifs".
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Commentaires :
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Rakshasa
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Scusez, les fautes, mais j'ai perdu une première version du texte, et l'impatience et l'agacement pointaient le bout de leur nez lorsque j'ai proposé la mise en ligne.
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ibubolo
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un temps, on avait parlé de créer des agences contre l'emploi qui permetteraient de mettre les personnes désireuses de quitter ce système en contact et d'appuyer les sorties de la machine.
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ibubolo
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rksa, je t'ai envoyé quelques précisions par no-log
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ibubolo
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le peu d'intérêt que suscite ce genre d'appel, de proposition révèle bien les priorités d'une majorité d'anar... autogérer la photocopieuse et le frigo à bière, pondre le plus beau tract et avoir le plus joli drapeau...
Personne, ni au moulin, ni au fourneau, ça promet, camarades !
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Anonyme
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Non pas d'accord avec ibubolo, c'est bien et c'est plus large qu'un projet communautaire... il faut attendre un peu sans perdre le contact et ça va naître : c'est mathématique, Watson ! en tous cas moi je suis prête àle communiquer plus largement en dehors du milieu anar.
L.
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libertad
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Ibu tu as en partie raison mais peut-être ne faut-il pas désespérer et
toujours sur le métier remettre l'ouvrage, il n'y a pas si longtemps
que cette idée est dans l'air. J'ai laissé un lien permanent vers ce
texte sur la page d'accueil du site pour qu'il reste affiché et je
crois qu'il faudrait le compléter par un dossier avec les
textes les plus importants fait sur le même sujet et publiés sur le
site. Le lien est dans la colonne de droite "coup de pouce". Dès que
j'ai un moment je m'attèle à ce dossier mais si quelqu'un veut
s'encharger, pas de problème. Il faudrait aboutir à une sorte de
brochure qui pourrait être téléchargée. Il faudrait aussi coupler cela
avec la question de l'autogestion et des scops, avec des recettes
pratiques aussi du genre comment faire ? qui contacter et des exemples.
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delphine314
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mais il est super ce texte mais pourquoi y en a t-il besoin pour un soulèvement général? quand on voie que certains comparent Bové à Le Pen ( c'est pas que je critique pas Bové), ou d'autres sont limitent conservateurs, on peut se poser des questions sur les intérêts de chacuns...
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ibubolo
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merci libertad, c'est deja un pas. le futur, c'est maintenant ! on a deja perdu 20 ans, bande de concombres !!! calendrier provisoire
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Rakshasa
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Je le petit pétrin informatique dans lequel je suis (passage à linux) et hop j'arrive !
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Rakshasa
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Pour ma part, je vais commencer à diffuser l'idée dans la ville où je vis. Il me semble important de se concentrer sur l'aspect pratique de la démarche. Inviter les individus à créer leur maquis ici et maintenant effectivement. On n'aura pas toutes les solutions pour tous tout de suite, on aura aucne "solution", juste des possibles, et on ne devrait pas se substituer aux assistantes sociales. Il y a une prise de risque au niveau individuel, perso je ne peux pas aider grand monde, juste m'associer pour résister. Au risque de choquer certainEs militantEs, je veux me concentrer sur le développement et la construction d'alternatives non-marchandes mais surtout pas m'affairer dans des luttes de type syndicale ou politiciennes (collectifs anti-trucs, occupations, manifs, pétitions, anti-G8 et tous les cassages de gueule éphémères et répétés depuis des années...). Effectivement, ne perdons plus 20 ans, "tas d'idiotEs" !!! (Le "tas d'idiots" est un clin d'oeil au dada Picabia.)
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Takpi
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créer des maquis ici et maintenant, construire des alternatives non marchandes, tout cela, j´en ai déjà parlé sur le site de l´Endehors, article CHOISIR LA RESISTANCE = PRENDRE LE MAQUIS, sauf que je propose pour cela de sortir de la société industrielle, source de vie absurde qui mène au mal-être, au malaise existentiel, et source d´incohérence écologique. Tandis que Rakshasa reste me semble -t- il un inconditionnel de la croyance dans le progrès, comme Lénine et sa formule "les soviets plus l´électricité" . Avec Rakshasa, ce serait "la vie en alternative économique non marchande plus l´automation"... Ou peut- être que je me trompe ! Pour prendre le maquis, je propose non pas le Vercors comme en 1940, ou l´Ardéche ou l´Ariège comme en 1968, mais une propriété libre, gratuite, inhabitée et couverte de forêt de 2 millions d´hectares, dans un département francais. On pourrait là expérimenter la vie anar, avec des dizaines de villages auto gérés:....
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E=MC2
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"Avec Rakshasa, ce serait "la vie en alternative économique non marchande plus l´automation""
Avec Rakshasa j'en sais rien, mais avec moi c'est certain
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libertad
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Tapki, je trouve qu'il y a une contradiction dans ta position de vouloir créer des colonies anarchistes en Guyane d'un côté et de l'autre de vouloir maintenir le système de vie habitants de la forêt là-bas, ce qui implique justement de ne pas laisser venir d'européens s'installer là-bas car la cohabitation de gens de culture différente ne peut que tourner au désavantage des locaux ( noirs marrons ou amérindiens ) vu le nombre de gens qui risqueraient d'arriver. Cette expérience de colonies anar en Amérique à déjà été tenté dans l'entre deux guerre et s'est traduite par des échecs complets et des attitudes racistes des colons anars à l'égard des locaux. Je ne vois pas ce qui empêcherait que ça recommence.Car tu ne pourra empêcher qu'au bout d'un certain temps les colons découragés quittent les colonies et aillent par exemple renforcer le clan des orpailleurs ce qui ne ferait qu'aggraver la situation des amérindiens. Pour une présentation de colonies anars en Amérique centrale lire Colonies anarchistes au Brésil : projets et désillusions
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Rakshasa
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Takpi, tu as totalement raison, je suis curieux de cette chose qu'est l'automation. Mais comme je suis bien conscient de ne pas vivre tout seul avec "mon petit rêve", ma petite marotte militante, je ne prêche pas dans le désert depuis des années pour la voir réalisée, en prenant ceux qui n'en veulent pas pour des abrutis. Que tu veuilles aller vivre dans ta forêt française de 2 millions d'hectares, personne ne t'en fera critique ou ne t'en empèchera avec qui tu veux, ou surtout avec qui tu peux. Si vous y arrivez et bien tant mieux , je te le souhaite ! Bref, pour ma part j'envisage d'essayer de vivre dans une société ou les modalités de vie peuvent être discutée sans forcer personne à quoi que ce soit, et si je voulais des robots et que personne n'en voulait et bien je me débrouillerais pour m'en fabriquer tout seul (il faudrait vraiment que cela soit une passion dévorante mais pourquoi pas ?). Je pense qu'il n'y aurait pas beaucoup de risques pour ta petite santé, vu qu'il me faudrait certainement le reste de ma vie pour construire le moindre mécano à moteur auquel le nom de robot pourrait convenir. Donc, si je dis que je suis favorable à quelquechose, ceci n'implique pas un caractère obligatoire de mes inspirations, je reste à l'écoute des autres. Cela je l'ai appris en pratiquant la démocratie directe, ce que tu n'as pas l'air d'avoir pratiqué toi, aux vues de tes propos réducteurs et de tes combines oratoires pour faire passer en force ton projet dont tu tiens absolument que les autres se saisissent. Tu proposes mais en évacuant tout débat, je serais donc tenté de te dire, et bien le temps donnera raison ou tort à l'un ou l'autre, ou même aux deux. "des dizaines de villages auto gérés" Et bien tu vois, moi aujourd'hui je ne connais même pas le nombre de personnes qui pourraient être intéressées par une seule structure autogérée ici, alors tes dizaines de villages... Quant à la capacité d'autogestion de ces personnes, je n'en connais absolument rien non plus, alors ton rêve de société clef en main... En attendant demain je dois aller voir des terrains pour monter un jardin médiéval autogéré, j'ai pas trop le temp ni les moyens de rêvasser.
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Rakshasa
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Libertad, pour le dossier et la brochure ça serait super, je vais voir ce que je peux réunir de mon côté.
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Rakshasa
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Takpi, avant d'envisager des dizaines de villages dans une forêt à l'autre bout de là où nous vivons actuellement, tu pourrais voir cette expérience là. Tu conviendras peut-être que ta proposition est un chouhia mégalo, même si contrairement à ce que tu crois, ça me ferait, tu ne peux imaginer à quel point, plaisir de voir fleurir des dizaines, voir des centaines et évidemment des milliers de villages autogérés à travers le monde.
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Takpi
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Sur ce projet de milieux libres anarchistes au milieu de la forêt tropicale ...de l´Union Européenne ... Libertad, il n´est pas question dans ce tiers sud de la Guyane, de cohabitation, on vivra loin des territoires de chasse des peuples autochtones et des Noirs-Cimarron . Pas question de les emmerder . Sauf sur un point : par notre exemple, tenter de les dissuader de s´auto détruire en reniant leur mode de vie par fascination de la modernité . Ils seront très surpris s´ils se déplacent loin de chez eux pour venir nous voir, de découvrir qu´on s´efforce de vivre comme leur grands-parents, et qu´on fait exprès de ne pas avoir d´outils modernes . Occasion d ´ouvrir un débat avec eux sur le mirage du progrès, l´illusion de la modernité, et les avantages de la vie traditionnelle autarcique, seul mode de vie "sustainable" capable d´amener le bonheur, contrairement à la vie "civilisée". La Guyane est tellement vaste que même dans le sud où il n´y a pas d´or, donc pas d´orpailleurs, des tribus indiennes ne se rencontrent jamais, ou extrèmement rarement. Les Wayana ont cotoyé les Akulio sans jamais les voir. J´ai vécu deux ans seul au bout d´une rivière, en n´ayant qu´une fois une visite d´une pirogue remontant plus loin que d´habitude cette rivière : des Noirs-Cimarron de l´ethnie Boni appelée aussi Aluku .. Mon expérience en Amazonie depuis 1986 me démontre qu´il n´y a aucun risque de voir arriver plein de gens . Car les Européens sont tétanisés par les préjugés qu´ils ont sur "l´Enfer Vert" . Ils imaginent pleins de bêtes dangereuses . Donc personne se risque à aller vers une nature imaginée pleine de dangers . Pour répondre à ton autre question, j´espère que les anars qui viendront ne sont pas des racistes ! Les idées racistes de l´époque de la Cécilia, ou des expériences communautaires des années Trente, ne courent plus les rues chez les anars et les écolos d´aujourd´hui ! Dans les milieux alternatifs, plus personne pense qu´il faut "civiliser" les Indiens ! Ce serait même l´excès inverse : un énorme romantisme, une croyance qu´ils sont parfaits et qu´on a tout à apprendre d´eux ! Püis la surprise de découvrir des Wayana et des Wayampi déjà complètement abrutis par les effets de la colonisation : alcooliques, hébétés, suicidaires, et répondant favorablement à tous les "agents de développement" qui ne cessent de les visiter consciencieusement pour les "intégrer" . Ces agents ne pourront plus distiller en toute tranquilité leur venin quand nous serons dans le coin ... Par ailleurs je dirai à Rakhasa qui tient à ses robots ou ses automates que mon expérience sensuelle de la vie directe, à pleines mains, des mains calleuses et créatrices, à faconner artisanalement tout ce qu´il faut pour vivre, avec des matériaux simples, issus de la nature environnante, c´est une expérience de bonheur intense qui prend aux tripes. Pour rien au monde j´abandonnerai cette délicieuse émotion . Viscéralement, je ressens où est le bonheur . L´instinct est un guide sûr en cette matière, et je me moque bien des arguties intellos qui tenteraient de me démonter que je serai dans l´erreur . Il y a des besoins essentiels à satisfaire pour être heureux, en 1971 Alexandre Grothendieck en avait dressé la liste dans un texte toujours valable (brochure de Survivre et Vivre) . Parmi ces besoins, il y a celui d´intimité, de transparence = n´être entouré que d´objets simples, au mode de fabrication transparent . Joie de tout comprendre, rien est mystérieux, on sait tout de chaque objet, on sait comment les fabriquer soi-même facilement, doucement, avec art et amour, ce qui engendre le sentiment d´intimité, le contraire de l´inquiétante étrangeté. Cette vie tranquille, artisanale, donne la quiétude, l´épanouissement, la plénitude, je l´ai ressenti tripalement . La vie chez les "sauvages" est délicieuse, c´est pourquoi dès l´époque de Montaigne, des milliers de blancs, des matelots pas intellos, mais au solide bon sens, fuyaient les navires qui longeaient les plages du Brésil pour aller vivre chez les Indiens en s´ensauvageant . Au grand désespoir de Villegagnon . Lestringant a écrit plusieurs livres là dessus ...Pleins de francais firent cela plus tard au Canada, voir le livre de Philippe Jacquin sur les "Indiens blancs" . Louis XIV a dû prendre par deux fois un édit pour interdire ces fugues, en vain . De là vient le fait que plein d´Indiens Sioux-Lakota ou des tribus voisines portent des patronymes francais, à commencer par le fameux Léonard Peltier...Je persiste à penser qu´il est totalement incohérent de se dire à la fois anarchiste et royaliste, comme de se dire anarchiste et adorateur du dieu progrès . Cette technolatrie, cette adoration des forces productives, des usines, de l´industrialisation et de l´urbanisation est absolument incompatible avec l´idéal anarchiste . Une telle erreur pouvait encore se comprendre au 19e siècle, siècle de l´émerveillement naif devant les possibilités du machinisme, siècle de l´accélération des colonisations par croyance en la supériorité de la civilisation, et la pseudo évidence d´aller au secours des peuples "attardés", raisonnement qu´on croira corroboré par l´évolutionisme darwinien , mais vraiment, Rakhasa, faire encore cette erreur aujourd´hui, c´est vraiment surprenant: Si tu n´aimes pas les approches instinctives pour ressentir les choses viscéralement, je peux te proposer de lire deux lectures : 1°- le texte pp.71-85 du leader Lakota de l´American Indian Movement Russel Means (que j´ai connu en 1974 chez Robert JAULIN ) = Fighting Words on the Future of Earth, dans le recueil dirigé par John Zerzan et Alice Carnes = QUESTIONING TECHNOLOGY;TOOL;TOY OR TYRANT ? 1991 2°-le petit texte de T. Fulano (1983) = CIVILISATION IS LIKE A JETLINER pp.136-138 du recueil de textes édité par John Zerzan : Against Civilisation - Feral House 1998 C´est l´ancien militant marxiste, tendance mao, né en 1962 en Inde, Shankar, qui m´a fait découvrir la qualité exceptionnelle de ces textes . Acharné développementiste, pour que l´Inde devienne enfin une nation moderne, ce marxiste a découvert l´absurdité de la civilisation occidentale . Depuis, il se bat pour détruire le culte idolâtre au dieu Progrès et encourage les tribus Adivasis de l´Inde à défendre leurs droits fonciers et à redevenir fières de leur vie de "primitifs" . Il vient fréquemment en Europe pour encourager les anars à se réensauvager, à fuire la civilisation pour retrouver la vie tribale d´avant la catastrophique apparition des Etats . Il est très décu de constater le conservatisme des jeunes militants anti autoritaires et anti capitalistes, aux objectifs si peu subversifs, si encroutés dans une admiration fétichiste de la "technologie". Et intellectuellement si limités qu´ils annonnent encore des principes pseudo révolutionnaires des années 1850 ...Voilà bien longtemps que l´Europe n´est plus capable de produire de la pensée . Elle n´a pas su reformuler de fond en comble un nouvel appareillage théorique émancipateur, après l´irruption de la prise de conscience écologique, laquelle démontre l´absurdité de la théorie occidentale du progrès technique, théorie utopique au sens stricte, U/TOPOS = pas de place (topos) sur notre petite et fragile planète aux ressources limitées pour le rêve occidental d´artificialisation illimitée des écosystèmes, dans une perspective étroitement anthropocentrée et boulimique, uniquement orientée vers l´accumulation matérielle via cette vision fantasmée de la richesse qui mènerait au bonheur.Un fantasme de puissance psycho-pathogène à l´origine des premières sociétés hélas hiérarchisées et des premiers Etats et Empires . Shankar s´étonne de notre naive vision de l´Histoire, ce grand mythe à la gloire de l´Occident, célébré encore récemment à travers le docu-fiction "Le sacre de l´Homme" vaste fresque pseudo historique dont l´un des concepteurs est le "Claude Alègre " de la paléo-anthropologie : Yves Coppens, au scientisme d´une incroyable naiveté. Bien plus que le capitalisme, c´est la civilisation qu´il faut détruire. Il nous faut vite retrouver la vie normale, en petits groupes à échelle humaine, le contraire de la démesure (l´Hubris des Grecs), cette vie à laquelle Homo sapiens sapiens est adapté psychologiquement et biologiquement depuis au moins 100 000 ans, cette vie que les occidentaux et tous leurs imitateurs serviles ont quitté pour embrasser l´hérésie-feu-de-paille qu´est la civilisation, cette idéalisation de la vie en ville (civis = civilisation), sous la férule des princes . Hérésie écologiquement absurde, sans avenir possible, car insoutenable physiquement, et insupportable au regard des éléments indispensables pour vivre une vie tranquille de bonheur paisible et épanouissant . Et plus on s´enfonce dans la civilisation, plus on tourne le dos à un mode de vie capable d´apporter le bonheur . Le docteur Bourguignon a bien démontré cela dans son "Histoire naturelle de l´homme"(2 tomes), et à partir d´autres arguments, Edouard Goldsmith parvient aux mêmes conclusions, corroborées par les ethnologues Pierre Clastres, Jacques Lizot et Marshall Sahlins . Sortir de la civilisation, c´est au moins, pour commencer, désamorcer l´accélérateur démentiel auquel est rivé la mégamachine économique mondiale, donc sortir de la croissance . On lira à ce sujet le n° 2 de la revue Entropia, et les analyses de Clément Homs sur le site www.decroissance.info pour nous déconditionner de l´imaginaire économiciste et développementiste . Les observations ethnologiques nous démontrent que la technique, dès qu´elle cesse d´être productible artisanalement en sociétés non hiérarchisées, ne délivre JAMAIS l´homme . Au contraire, elle n´engendre que régrès. Notre vision du progrès n´est qu´une légende . De plus, l´espèce humaine n´a aucun droit à se croire seule sur Terre : elle a le devoir de vivre de telle sorte que toute la biodiversité puisse continuer à s´épanouir ! Donc il nous faut réapprendre, à l´exemple des "sauvages", à vivre modestement, sans occuper trop de place sur cette planète, pour que plus aucunes espèces animales ou végétales soient en voie de disparition . Dans notre folie de civilisés (lire du docteur Belpomme= Avant qu´il ne soit trop tard) nous sommes entrain de nous stériliser avec la pollution chimique et hormonale, comme si la nature (auto régulée selon Lovelock) engendrait le contre-feu automatique pour mettre fin à notre pullulation , et nous faire redescendre au niveau démographique qui était le notre au paléolithique . A ce moment-là, la nature se sera suffisamment épurée de nos pollutions (à l´exception de la quasi éternelle pollution radio active ! ) pour qu´il n´y ait plus ces polluants reprotoxiques, et notre baisse démographique pourrait se stabiliser à un niveau acceptable pour l´ensemble du vivant . Et à un niveau acceptable pour nous-mêmes, heureux de vivre dans une nature magnifique, aux immenses espaces sauvages reconquis par toutes les espèces . C´est cela aussi être humaniste ! J´appellerai "anti-humanistes" ceux qui prônent la pullulation humaine et l´acharnement thérapeutique pour contrecarrer la mortalité infantile, de telle sorte que ce non respect de la sagesse écologique mènerait à un entassement invivable et à un épuisement des ressources naturelles, et donc aux famines et aux guerres : être pour ce suicide écologique, c´est être anti-humaniste . Cette précision est nécessaire face aux attaques de Luc Ferry, Jean-Christophe Rufin, Paul Ariès et Vincent Cheney contre les partisans du philosophe scandinave Arne Naess, le pionnier de la Deep Ecology . Ils sont pour l´écologie superficielle, la petite couche de peinture verte pour jouer au développement durable, alors qu´il faut être pour la vraie écologie, l´écologie profonde, celle qui prône une vraie réintégration de l´espèce humaine au sein de chacun des écosystèmes de cette planète, une planète durablement vivable pour à la fois toute la biodiversité et toute l´ethnodiversité .
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sapiens
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"C´est l´ancien militant marxiste, tendance mao"
:-)
Il n'y a pas que les plantes vénéneuses ou les serpents qui font hésiter les anarchistes à se rendre au fin fond des forêts pour y savourer tous ces bonheurs délicieux, les marxistes quand ça se reconvertit ça donne toutes sortes de choses étonnantes
La liste d'Alexandre Grothendieck des "besoins essentiels à satisfaire pour être heureux" m'intéresse, peut-on la trouver en ligne ? Ca serait-y pas par hasard le Grothendieck mathématicien ? Parce que si c'est le cas je doute fort que beaucoup d'anarchistes...Enfin, le mot "anarchiste" est extensible à l'infini.
Tapki, je crois qu'il y a une chose que tu vois bien et que d'autres voient moins bien que toi : tu sais, et tu as raison, que la forêt est là, et qu'il suffit d'y aller pour créer, sans plus attendre, l'alternative. Comme toi je regrette beaucoup qu'il n'y ait pas plus de personnes ("personnes" ça ouvre sur le monde) qui s'en rendent compte, car rien ne vaut l'exemple, et si depuis 10 ou 20 ans de belles et heureuses communautés primitives avaient poussé dans les forêts (de Guyane ou d'ailleurs) et bien aujourd'hui nous aurions certainement déjà beaucoup progressé quant à l'intérêt de certaines alternatives théoriques.
Mais je te trouve en revanche un peu sévère envers ce pauvre Rakhsasa qui veut fabriquer ses robots. Comme je ne doute pas de ta tolérance à l'égard d'autres alternatives et d'autres visions de futurs anarchistes possibles, laisse-le donc fabriquer ses robots en paix, je suis certain que de son coté il ne s'opposera en rien à ton alternative sans robots, le tout étant que chacun respecte les choix des autres, c'est la coexistence pacifique des alternatives.
Maintenant il est possible que l'alternative robotique soit difficile, car certains disent que la fin du monde est proche , que de grandes calamités vont s'abattre sur les pauvres mortels que nous sommes. Ma foi n'étant pas théologien je ne sais trop quoi en dire. Ce que nous pouvons essayer de faire c'est d'examiner avec rigueur une à une toutes ces calamités, et la calculette à la main, main qui sera vide puisque la bible qu'elle contenait s'y sera volatilisée, nous allons conjurer l'apocalypse, nous en sommes certainement capables.
Cueilleurs et roboticiens tout unis dans le combat
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sapiens
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"C´est l´ancien militant marxiste, tendance mao"
:-)
Il
n'y a pas que les plantes vénéneuses ou les serpents qui font hésiter
les anarchistes à se rendre au fin fond des forêts pour y savourer tous
ces bonheurs délicieux, les marxistes quand ça se reconvertit ça donne
toutes sortes de choses étonnantes
La liste d'Alexandre
Grothendieck des "besoins essentiels à satisfaire pour être heureux"
m'intéresse, peut-on la trouver en ligne ? Ca serait-y pas par hasard
le Grothendieck mathématicien ? Parce que si c'est le cas je doute
fort que beaucoup d'anarchistes...Enfin, le mot "anarchiste" est
extensible à l'infini.
Tapki, je crois qu'il y a une chose que
tu vois bien et que d'autres voient moins bien que toi : tu sais, et tu
as raison, que la forêt est là, et qu'il suffit d'y aller pour créer,
sans plus attendre, l'alternative. Comme toi je regrette beaucoup
qu'il n'y ait pas plus de personnes ("personnes" ça ouvre sur le
monde) qui s'en rendent compte, car rien ne vaut l'exemple, et si
depuis 10 ou 20 ans de belles et heureuses communautés primitives
avaient poussé dans les forêts (de Guyane ou d'ailleurs) et bien
aujourd'hui nous aurions certainement déjà beaucoup progressé quant à
l'intérêt de certaines alternatives théoriques.
Mais je te
trouve en revanche un peu sévère envers ce pauvre Rakhsasa qui veut
fabriquer ses robots. Comme je ne doute pas de ta tolérance à l'égard
d'autres alternatives et d'autres visions de futurs anarchistes
possibles, laisse-le donc fabriquer ses robots en paix, je suis certain
que de son coté il ne s'opposera en rien à ton alternative sans robots,
le tout étant que chacun respecte les choix des autres, c'est la
coexistence pacifique des alternatives.
Maintenant il est
possible que l'alternative robotique soit difficile, car certains
disent que la fin du monde est proche , que de grandes calamités vont
s'abattre sur les pauvres mortels que nous sommes. Ma foi n'étant pas
théologien je ne sais trop quoi en dire. Ce que nous pouvons essayer de
faire c'est d'examiner avec rigueur une à une toutes ces calamités, et
la calculette à la main, main qui sera vide puisque la bible qu'elle
contenait s'y sera volatilisée, nous allons conjurer l'apocalypse, nous
en sommes certainement capables.
Cueilleurs et roboticiens tout unis dans le combat
PS : une erreur de manipulation m'a fait poster en double ce profond commentaire
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ibubolo
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Dans bolo'bolo, chaque bolo vit comme il l'entend, on peut trouver un robobolo où Rakshasa assemble des restes de machines abandonnées pour en faire des machines à sa guise ; tant que Rakshasa n'exploite personne et qu'il n'oblige personne à fréquenter ses robots, bolo'bolo est sauf.
Il y a aussi un selvabolo ou Takpi, nu comme ses pairs, se délecte de miel en préparant le feu pour cuire l'argile qu'il a récolté au bord de la rivière.
Ces deux modes de vies sont tout à fait compatibles dans bolo'bolo, à partir du moment où chauqe communauté est autarcique et a conscience que sa liberté repose sur celle des autres.
Je ne vois pas de contradiction dans vos désirs, de toute façon, Takpi, si on part dans la forêt, on aura besoin de petits scarabées comme Rakshasa pour nous débarasser des restes de la mégamachine, tu crois pas ?
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Takpi
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Oui, effectivement, Grothendieck est cet immense mathématicien que les spécialistes considèrent encore comme le plus grand du 20e siècle . A force de fréquenter les universités des USA à la fin des années 60, il y découvre la contre culture étudiante, née à Berkeley en 1963, et notamment la subversion écolo . Il ramène la révolution écologique en France, et en compagnie de 2 autres matheux, crée le groupe de réflexion "Survire et Vivre" en 1971, l´année de la manif " Bugey-Cobayes", la première manif -fête dans le style hippie-gauchistes des happening .Ces 2 autres matheux = Pierre Samuel , qui ira aux Amis de la Terre, et Claude Chevalley, un ancien du groupe de Bordeaux des Amis de la revue Esprit, avec Jacques Ellul et Bernard Charbonneau, au début des années trente . Vers 1975, Survivre et Vivre s´auto dissoudra avec comme mots d´ordre : passons à la pratique, créons des communauté à la campagne. Telle celle du Moulin de Montlauzin, près de Grenade, nord de Toulouse ... Autour de Survivre et Vivre, il y avait des anars, des situs, aussi je ne comprend pas à quoi tu fais allusion. J´ai revu Grothendieck en juin dernier . Il tourne mal à mon avis, perdu depuis la fin des années 80 dans un trip mystico-apocalyptique, après son ultime acte de révolte publique : son refus de recevoir les dollars du prix Crafoord de mathématiques, et son bouquin-règlement de comptes "Récoltes et semailles", disponible sur le net . Rakhasa et ses robots ! Je crois à la modestie des compromis boîteux, contre le purisme orgueilleux de la vie alternative, de suite sans le moindre compromis . Donc on aura besoin de bricolos géniaux pour la maintenance de nos outils high-tech, comme cette cellule climatisée à l´énergie solaire, avec dedans de quoi communiquer par internet, webcam, téléphone satellite, et y entreposer beamer et DVD et nos GPS . Pour faire hurler de rire les puristes : " Ben vous voyez, vous êtes pas autarciques !" Choix stratégiques pour rester en lien avec les luttes en Europe et ailleurs, et faciliter les contacts pour que de futurs fugueurs et fugueuses nous rejoignent. Et comme au début, on aura tout à apprendre, et que donc on sera pas autarcique, on aura pas mal d´outils de base, y compris des canoés, qu ´on n´aura pas fabriqués nous-mêmes !
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ibubolo
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donc, chaque chose en son temps, mais n'en perdons plus...
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Rakshasa
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Au passage, je rappel que Rakshasa, c'est à dire moi, vous dit qu'il ne fait pas une crispation sur l'utilisation ou non de robots, sisi je vous assure que je suis le mieux placé pour interpréter mes pensées et vous les exprimer. Takpi, je suis agriculteur de formation (dans le bio ),et toutes mes activités sont artisanales, mais je n'en fais pas une fierté ni un idéal. Tu pourrais aussi lire le texte posté avec l'appel "critique du travail marginal...", ça t'éclairerai sur l'anti-travail. Quant à la diversité des aspirations et des projets, elle va de soi quand on pratique la démocratie directe, mais ça nulLE n'en parle, et je pense que c'est la priorité. Sans cela, on peut toujours tracer des plans sur la comète chacunE dans son petit coin bien au chaud. On peut réver de robots, de dizaines de villages en forêt, de voyages autogéré sur la lune, mais ça on peut aussi le faire en système hiérarchisé, donc bon, je ne vois pas l'intérêt d'en discuter ici par le net, puisque rien de tout cela ne sera réalisé par les présentEs de ce fil de discussion. Par contre, inviter des gens à se réunir et mener une campagne de rassemblement là où chacunE habite, afin d'avoir un début d'évaluation des possibles et des envies, ça me semble important. Et se réunir régulièrement, c'est aussi important pour plusieurs raisons: d'abord c'est une nécessité de la démocratie directe et de l'autogestion, d'autre part c'est aussi nécessaire pour organiser les projets collectifs, enfin ça permet d'avoir cette fameuse approche sensitive chère à Tapki, mais cette fois d'autrui, sans passer par la machine internet. J'espère que je me suis bien fais comprendre cette fois, hein Tapki ? Donc, je renfonce le clou: la base d'un changement à mon avis, c'est une pratique sociale du pouvoir différente de la verticale dans laquelle ont été éduqués tous les individus et qu'ils produisent consciemment ou inconsciemment. Pour ma part, la production d'alternatives économiques et sociales ici et maintenant, c'est ce que je fais sans attendre (et sans robots, allez je te les donne Tapki, tu peux les casser!). Sans attendre non plus la Grande Convergence Internet.
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satya
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et sans robots, allez je te les donne Tapki, tu peux les casser!
est ce que je pourrais en avoir un à casser siouplait, il parait que j'ai de la colère à évacuer et que ça me ferait du bien ?? ;)) autrement rakshasa, je suis d'accord avec ce que tu dis ici :) il y a une immense foire marchande le 1er mai dans un très grand champ au village, et moi j'ai des choses à donner, je crois que si j'ai les yeux en face des trous, je vais aller m'installer avec un grand panneau gratuit ;)
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Vladimiryapadchef
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Bonsoir à tous, toutes... J´appellerai "anti-humanistes" ceux qui prônent la pullulation humaine
et l´acharnement thérapeutique pour contrecarrer la mortalité
infantile, de telle sorte que ce non respect de la sagesse écologique
mènerait à un entassement invivable et à un épuisement des ressources
naturelles, et donc aux famines et aux guerres : être pour ce suicide
écologique, c´est être anti-humaniste . Cette précision est nécessaire
face aux attaques de Luc Ferry, Jean-Christophe Rufin, Paul Ariès et
Vincent Cheney contre les partisans du philosophe scandinave Arne
Naess, le pionnier de la Deep Ecology . Ils sont pour l´écologie
superficielle, la petite couche de peinture verte pour jouer au
développement durable, alors qu´il faut être pour la vraie écologie,
l´écologie profonde, celle qui prône une vraie réintégration de
l´espèce humaine au sein de chacun des écosystèmes de cette planète,
une planète durablement vivable pour à la fois toute la biodiversité et
toute l´ethnodiversité .
Et donc toujours néo-malthusienne l'écologie profonde. C'est juste un constat, pas l'offre d'un débat. Par contre, je suis interessé par le sujet du fil. Rakshasa, j'essaierai d'envoyer rapidement un mail à l'adresse plus haut.
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ibubolo
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allez chiche, on entre en force à la CNT, on leur fait lacher le N et le T, et c'est parti...
ou bien la confédération anti travail (CAT), comme nouvelle pelotte pour saboCAT, c'est pas mal, non ?
On veut s'organiser pour ne plus jamais travailler !
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Anonyme
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Je m'associe à Rakshasa -et à qui voudra- dans cette entreprise qu'est la création d'un réseau non-marchand (?)autogestionnaire et solidaire.
Nous nous sommes donc associés avec Rakshasa dans la création d'un jardin autogérés. Le but est de produire du légume ne demandant pas trop de boulot d'entretien (bettes, potimarons, courgettes, pommes de terre) tant pour nous que pour des structures "amies" et autogérée.
Il y aussi le projet d'un "champ de pattates" collectif dans le sud de la Loire (projet qui demande encore à être mieux défini ), ainsi qu'une réflexion (qui demande elle aussi à être creusée) sur la mise en commun de matériel.
Peut être que dans la brochure sur le sujet on pourrait trouver une liste des diverses expériences autogestionnaires actives (et ce à travers le monde) que nous seront à même de reconnaitre comme étant autogérées, ( car parfois, l'habit ne fait pas le moine!) dans l'idée de fédération...Ainsi que la mise en commun sur internet d'outils d'organisation autogestionnaire: organigrammes, tableaux...etc (On peut déja trouver cela sur Gestion Conseil Managment, le blog de Rakshasa dans la rubrique "Autogestion clef en main, mais certainement que d'autres ont chez eux ce type de précieux outils!)
Affaire à suivre!
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Elytrigia repens
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Suis également intéressé par ce genre de plan... mais pas encore assez vieux pour avoir mis de l'argent de côté pour acquérir du foncier, et pas encore le désir de me fixer définitivement en un lieu. Par contre, pour filer un coup de main, un coup de pioche... et apprendre su'l'tas, je suis partant et plus que partant!
me contacter chiendent(at)no-log.org
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la luciola
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Je suis bien loin moi aussi d'être assez je ne sais quoi pour avoir mis de l'argent de côté! Néanmoins, et pour info, le jardin autogéré est une parcelle louée à une association de jardins ouvrier (y'en a dans toutes les villes, c'est de l'ordre de 40 euros /an), et le champ de pommes de terre en Haute loire appartient à un papy qui ne peut pas s'en occuper tout seul, il laisse donc son petit fils le gérer apparament sans contre-parties...Selon ce que tu veux faire pousser(pour des fruitiers par exemple), des plan squats sont envisageables...On à rien à nous mais on peut quand même se débrouiller. On a rien pour le moment mais le projet de créer une entreprise autogérée (avec toutes les contradictions que cela implique, parfois dépassables, parfois pas), n'est pas bien loin. Moi non plus je n'est pas du tout envie de me fixer définitivement dans un lieu, pourtant il ne me semble pas contradictoire de mettre en place des structures autogérées pérennes dans les endroits ou je suis. Elles continuent sans moi quand j'en part. Il est aussi possible selon l'activité de les faire avancer à distance...cela n'est pas du tout incompatible!
Elytrigia (...), je t'envoie un mail sous peu...a+
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delphine314
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he oui, mais c'est compter quand les municipalités achètent les jardins ouvriers pour en faire des équipements...
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la luciola
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Oui, effectivement, mais ce n'est pas cela qui doit nous arrêter.
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Rakshasa
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Et puis il y a toujours le squattage de friches et terrains vagues. L'année dernière, c'est ce que nous avons mis en place sur une surface de plus de 1000 m². Il suffit de se renseigner un peu sur les projets éventuels liés à ces surfaces.
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Elytrigia repens
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Bon, on s'y met, aux Comités Anti-Travail?
Je vois bien un logo avec un chat noir qui roupille...
Plus d'infos sur les requisitions de friches, ça m'intéresse et c'est un sujet encore plus tabou que le squat de bâtiments, j'ai l'impression. Et c'est du coup plus difficile de s'imaginer éventuellement le début d'une possibilité de faire quelque chose en réquisitionnant une friche... L'imagination étant bridée, on retourne chez Védior Bis, la tête basse.
me joindre par mail (pas toujours là, soyez patient-e-s) chiendent(a)no-log.org
Sinon, je viens de voir qu'il y a trois bouquins assez reuch' qui viennent de sortir chez REPAS sur les projets "utopiques". y'en a un sur "Ambiance bois" (une scierie autogé), un sur Ardelaine (une filature) et un autre sur Cepatou (vignes en communauté). Y'a sur le blog de Rakshasa également quelques pages sur ces réalisations-là.
Bien à vous, Elytrigia repens, Chiendent Vulgaire
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Anonyme
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Au niveau du squat de terrain vague, s'il y a une chose à accepter d'entrée : c'est l'éphémère.
Contrairement au squat d'habitation, il peut être impossible d'obtenir des délais d'expulsion. Puisque ce n'est pas prévu à des fins de logement.
Avec des amis, nous avons squatté 3 ans un vaste terrain vague dans le 20ème arrondissement. Nous y avions monté des cabanes, équipées d'electricité, nous avions une douche, le soutien amical d'associations de quartiers, etc.
Bref, si on veut juste planter des légumes ( ce qui prend naturellement du temps ), le choix du terrain se limite principalement à connaitre ce qu'il y a de prévu. Si donc ça commence à buldozériser dans 3 mois, c'est pas la peine.
Le soutien d'un quartier peut néanmoins s'avérer plus efficace qu'avec tous les squats, même brasser plus large hélas : le voisin qu'aime pas les chiens ou les punks peut néanmoins voir d'un bon oeil des chomeurs se réappropriant leurs besoins alimentaires. Moi, perso, c'est l'genre de soutien immédiat dont j'me passerai bien, mais bon , à vous de voir. Organiser rapidement des portes ouvertes, festives et gratuites peut également aider le projet à se faire connaitre du coin.
Par contre, je voudrai poser une question à Rakshasa sur la terre de ces terrains. De quoi faut-il s'assurer pour être certains que nos légumes pousseront dedans ? Le chantier où j'ai vécu, il y avait de la végétation, mais j'y aurai jamais planté quelque chose dedans. Pas loin, il y avait d'ailleurs un jardin autogéré. La terre de leur chantier était la même que la notre, mais ils n'avaient cultivé qu'une petite bande sur laquelle ils avaient mis de la terre à cet effet. Terre qu'ils avaient dû importer d'ailleurs. Peut être se sont-ils trop pris la tête tu m'diras. J'sais pas, ça bloque un peu mon imagination depuis en tous cas.
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Rakshasa
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Si ce ne sont pas d'anciens terrain industriels, il n'y a pas trop à regarder si la terre a été laissée en friche quelques temps. Les terres sont lessivées par la pluie donc bon, en cas d'anciennes pollutions par des pesticides par exemple, il y a des (mal)chances pour que cela soit parti dans les nappes phréatiques. C'est toujours bien de se renseigner sur ce qu'il y avait avant. Quand j'ai un doute, je ne plante pas. Sinon une terre qui s'est reposée et sur laquelle on ne fait pas de l'intensif pourvoit normallement aux besoins de la culture. On peut aussi préparer le terrain en semant du trèfle et autres engrais verts ou y apporter du fumier ou compost. Le fumier de cheval est préférable car ces délicats animaux ne mangent pas de fourrage traité. Surtout ce n'est pas la peine de retourner le terrain en profondeur, juste le préparer en surface, car sinon on enfouit les matières organiques... Perso, je fais de la culture associée, c'est joli et à l'usage ça me parait efficace. Je ne mesure pas le ph du sol, ni ne fait une fixette sur la composition, calcaire ou argileuse, qui demanderait des apports parce que les sols sur lesquels je plante en général me semblent viables tels quels, mais ça peut se faire si besoin est. La rotation des cultures permet aussi de préserver un sol.
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Rakshasa
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L'appel que j'ai écrit est aussi une proposition de lancer une campagne d'appel. Des personnes nous demandent de les tenir au courant s'il y a des rencontres dans les prochains temps. Cette campagne d'appel devrait-elle débuter avec une proposition d'une tentative d'un grand rassemblement sur le thème des alternatives économiques autogestionnaires et/ou non-marchandes ? J'avais eu ce projet avec quelques autres il y a 3 ans mais nous n'avons pas abouti faute d'assiduité. L'idée d'un sommet hors de tout autre évènement, intéresse-t-il des gens ? Le côté évènementiel peut rebuter, mais à la fois, cela permettrait de faire découvrir ce qui existe déjà en la matière et pourrait être le cadre de discussion entre acteurs de l'alternatif autogestionnaire et/ou non-marchand. Le projet de l'époque proposait de réunir des individus: des médias non-marchand (Zalea, Tv bruit, indymédia...) des scops des lieux autogérés ( Tanneries, Clandé, Etincelle et autres squats ou non squats...la Valette, Troglobal...) des structures de production et distribution no-profit, labels, éditions, fanzines ("diks qui sautent", boudiou...) J'en oublie certainement, mais en gros l'idée c'était ça. Le risque est de créer un énième forum où l'on vient juste avec son intellect sous le bras consommer de la culture en alternativité, mais cela peut aussi faire découvrir, générer des envies et créer des contacts. Je n'ai pas encore d'avis tranché sur la question...
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borogove
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a nouveau :
Bonjour
je
suis 'Borogove' – qui a traduit le texte cité dans ton site
: 'Un marché vraiment, vraiment libre (gratuit)'
j'ai
transmis, il y a quelques jours, une proposition (voir ci-dessous)
qui va dans même sens, à d'autres asso locales (Nantes)
et à Indymedia – sans trop de succès, jusqu'ici ;
mais il est encore tôt.
Ce
texte fait référence à d'autres sur le même
sujet – et je peux vous en signaler d'autres éventuellement,
pas tous en anglais. J'avais traduit déjà auparavant ce
texte : http://1libertaire.free.fr/Feteslevousm%EAme.html
paru
sur un autre site.
pour
ceux que ça intéresse, nous avons créé
une adresse exprès : contact(at)terre.du-libre.info
provenant
d'une autre tradition (disons 'léniniste') que libertaire
devenu ensuite TRES sceptique sur le système représentatif
mais
j'avoue que je me trouve actuellement un peu déçu par
le manque de 'dynamisme' apparent de la scène libertaire
(autre que protestaire) : ça semble faire un peu 'club' de
jeunes et pépère, hors des squats.
Il
me semble par exemple que le meilleur moyen de soutenir les gens
d'Oaxaca, ce serait de refaire un peu la même chose ici - ne
serait-ce qu'en amorce (organiser des groupes locaux proposant des
alternatives concrètes et y prenant part, après avoir
étudié les politiques locales) , plutôt que de
manifester devant un consulat – une préfecture, qui s'en
foutent préfectoralement. Et l'idée des coopératives
municipales, pourquoi pas ; et alors, on attend qu'elles soient mises
en place par le gentil maire du coin, quand tout le reste se sera
effondré ?
Ceux
qui semblent s'intéresser au gratuit, appartiennent surtout à
la mouvance du logiciel (bien)
mais
il n'y a pas que le virtuel...
amicalement
Borogove
Proposition
d'organisation d'un marché vraiment vraiment libre (gratuit)
Installation
d'un marché vraiment, vraiment libre (gratuit) à
Nantes, selon - si possible - une certaine périodicité,
suivant l'exemple proposé dans l'article traduit sur :
http://endehors.org/news/12884.shtml article
dont voici un extrait :
"dans
le marché vraiment, vraiment libre, on découvre un
marché qui fonctionne selon l'économie du don, dans
lequel rien n'est à vendre et où la seule règle
est le partage. Une fois par mois [des] personnes provenant de tous
horizons se rassemblent sur un terrain public, au centre de notre
ville. Ils apportent tout (depuis la bijouterie jusqu'au bois de
chauffage) ce qu'ils veulent donner et repartent avec ce qui les
intéresse. Il y a des stands où l'on organise la
réparation de vélos, la coiffure, même la lecture
des tarots. Certains s'en retournent avec des cadres de lit complets
ou de vieux ordinateurs. S'ils n'ont pas de voiture pour les
transporter, des chauffeurs volontaires peuvent s'en charger. Aucun
transfert d'argent, pas de marchandage sur la valeur comparées
des objets ou des services, et personne n'a honte d'exprimer un
besoin..."
L'article
original complet en anglais (et aussi beaucoup plus long) se trouve
sur :
http://www.crimethinc.com/features/13.html voir
aussi l'article traduit sur :
http://1libertaire.free.fr/Feteslevousm%EAme.html
On
peut évidemment lui donner un autre nom (mais je préfère
parler de gratuité que de don qui a pour moi des relents de
charité et de contrepartie).
Mon
idée c'est que ce ne serait pas nécessairement ceux qui
ont donnent à ceux qui n'ont pas, ou ont moins. Plutôt
le règne et l'affirmation temporaires d'un autre état
d'esprit.
Ce
pourrait être organisé (évidemment sans chef :
voir le premier article mentionné ci-dessus) par un collectif
d'associations et de particuliers, sans qu'aucune association ne soit
mentionnée
publiquement
à quelque stade - sauf peut-être au niveau officiel, et
par roulement] : la gratuité s'étendrait au rôle
des participants (pas une propagande pour les groupes ou les
personnes),
Complément
d'INFOS :
sur
le magasin gratuit : http://fr.wikipedia.org/wiki/Magasin_gratuit
sur
la gratuité, voir aussi : http://fra.anarchopedia.org/index.php/Gratuit%C3%A9
ou
http://www.velorution.org/articles/240.html
ou
http://www1.autistici.org/nebuleuse/zonedegratuite.html
ou
encore:
http://ouvrir.acceslibre.org/ouvertures/Gratuit.htm ou
cette série d'articles :
http://1libertaire.free.fr/Gratuite12.html
et
http://1libertaire.free.fr/Gratuite02.html
et
http://www.collectif-rto.org/spip.php?article332&artsuite=3D0
ou
: http://www.createconference.net/
(en anglais) pour un événement du même genre où
des savoirs sont à partager en ateliers
tout
cela en similitude avec ce qu'on a appellé "le grand Don"
:
http://1libertaire.free.fr/GrandDonEnAvant01.html où
il est affirmé ce que le grand Don n'est pas (même si je
serais moins affirmatif pour la partie 'spectacle de rue')
=
Il n'est pas :
Un
Potlach ; Le GRAND DON ne génère aucun contre-don ou
dette entre individus ou groupes, puisque les donneurs et les
bénéficiaires ne se connaissent pas.]
Un
acte caritatif associatif ou religieux
Un
troc : c'est un acte unilatéral qui ne peut être «
rendu » que sur un plan collectif, en rejoignant le groupe des
donneurs.
Une
brocante : les objets ne sont pas en vente. Il n'y a donc ni
étalage, ni prix, ni prospectus.
Un
happening artistique, une manifestation ou un spectacle de rue :
toutes les personnes qui viennent participer au GRAND DON sont des
donneurs actifs et pas des spectateurs...)
ce
serait un peu comme la 'Friperie' organisée régulièrement
à B17 (même si l'on croit trop souvent qu'il s'agit d'un
troc) ; sauf que le marché vraiment vraiment libre pourrait
être installé sur un emplacement plus vaste et plus
neutre (moins connoté politiquement ?).
Evidemment,
cela demanderait pas mal de travail d'organisation, et de résoudre
quelques problèmes : le lieu, la fréquence
espérée, les accords à obtenir, l'aide au
transport des 'biens', la mise au rébus ou l'entreposage
éventuel de certains objets laissés pour compte etc...
Borogove
(contact(at)terre.du-libre.info
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Rakshasa
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Borogrove, je suppose que tu as vu qu'il y a un problème avec ton commentaire (pour le lire suffit de le surligner). Si ça t'intéresse et que tu connais des sites de gratuit non-marchand, tu peux les proposer là aussi.
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Chiendent
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D'accord d'accord, ça ne peut pas faire de mal ce genre de rencontres.
Mais je me demande s'il faudrait pas trouver un moyen de créer de véritables ateliers où des gens qui ont envie de fonctionner en autogestion puisse s'associer à des projets en cours ou bien commencer à monter le leur, avec l'aide d'autres individu-e-s.
Personnellement c'est ce que j'attendrais de telles rencontres, plus qu'un simple salon où l'on présente les alternatives, que bien souvent on connait déjà puisqu'on fréquente "le milieu".
Voilà, sinon, j'espère que les Comités Anti-Travail recrutent activement en ce moment! Miaou.
chiendent(a)no-log.org
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Takpi
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des anars invitent à un week end en montagne d' Ariège, vers La Bastide de Serrou, mais leur programme de débats est nul à chier = que des niaiseries ouvriéristes, comme si y' avait rien eu de nouveau depuis le 19e siècle de Bakounine ... Rien sur l' écologie, rien sur les alternatives ! Que des anars conservateurs, qui veulent conserver les usines et la religion du dieu Progrès ! Faut aller squatter leur rassemblement et imposer de débattre sur les propositions de Rakshasa !
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delphine314
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si sarko passe, je déserte et lance groupe d'autogestion ( bien entamé), ça sera la dernière condition de survie dans ce régime fachiste...La créativité j'en aie à revendre dans ce domaine
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Chiendent
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Yep
Chuis ben d'accord avec vous, mais j'ai z'un problème de "contacts", vu qu'on est pas un sur 100... difficile de monter le projet, même si j'ai des idées dans la caboche.
J'évolue pas dans un milieu où les flemmards anti-autoritaires pullulent, de plus la plupart des gens que je rencontre du "milieu libertaire" sont plus agés, ont déjà une vie bien à eux, sont en milieu urbain etc etc etc Dans les deux cas (milieu professionnel et milieu libertaire) je me sens paradoxalement assez seul.
Mes envies à moi seraient (entre autres, car je ne leur inflige pas trop de bornes, à me envies...): - un projet pluriel qui intègre divers aspects: du manuel, de l'intellectuel, du relationnel, du créatif... - un esprit solidaire, notamment en terme de partage du travail et du temps de travail. Donc pas un plan bobo qui soit pas reproductible. - une place importante accordée à la sieste comme facteur de développement. J'ne eux point me crever à la tâche comme mes aïeux. - personnellement j'aimerais tâter de l'air libre, même si j'ai conscience que dans l'urbain tout n'est pas à jeter. J'aimerais un projet où l'on puisse réaliser des pratiques agricoles en autogestion, sans que ça soit centré uniquement là-dessus. - Un truc globalement "autonomade", une zone l'on puisse rester, s'épanouir à long terme, mais aussi un endroit où l'on peut passer, venir quelques jours, trimballer des trucs, apporter du soleil quand y'en a pas... bref, pas nécessairement se sentir "attaché" à la terre, genre avec des chaînes et des sangles, quoi. - un truc mettable en place progressivement, au gré des modes de vie de chacun et des possibilités. Notamment en terme de pognon. Miam le pognon.
Voilà, comme c'est rien que des idées en l'air, c'est un brin naïf, mais je peux/veux rien imposer à quiconque. j'vous en prie mesdames, mesdemoiselles, messieurs
elytriga repens chiendent vulgaire
chiendent(at)no-log.org
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Rakshasa
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Nous venons de (ne pas) t'envoyer un long mail qui s'est perdu dans une déconnection fatale de no-log. Nous y reviendrons demain.... Bien à toi
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la luciola
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Delphine314 dit :"si sarko passe, je déserte et lance groupe d'autogestion" Espérons que Sarkozy passe alors !!!
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la luciola
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Je ne pourrai pas y être, mais on peut peut-être les joindre pour leur proposer de débattre avec nous sur l'en-dehors dans un premier temps ? Peut-être Takpi as-tu leur contact ?
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Chiendent
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bien reçu
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la luciola
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le post ci-dessus est en réponse à la proposition de Takpi d'aller rencontrer les anars du week-end en Ariège.
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Takpi
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organisé par OCL , Reims, c/o Egregore et OLS, Marseille, c/o Mille Babords pour la 4e année consécutive= contacts = lechatnoir@club-internet.fr 03 26 82 36 16 et ols@no-log.org, 06 62 75 28 46 camping à Eychenat commune de l' Esplas de Sérou tarif = 5 euros jour pour les rmistes, 20 euros jours pour ceux qui gagnent plud de 2000 euros /mois, et 7 autres tarifs intermédiaires arrêt de bus à La Bastide de Serou, entre St Girons et Foix, puis sortir du village dir. St Girons, et de suite à gauche, monter, fléchage "camping libertaire", tel 05 61 65 80 16 Pas loin de ce camping, au lieu dit Baychenat, exemple de communauté de rebelles vivant en autarcie, contact = chantal L' Hostis
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satya
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bon y'a pas à dire, il va falloir que je me refasse un minimum de santé pour aller me ballader un chouya voir tout ça de plus près ;) bonne journée à touTEs :)
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Chiendent
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on va devoir prendre le maquis politique aussi...
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satya
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j'en doute, en prenant le maquis économique c'est déjà un acte politique. c'est tout le contraire je pense. par contre la "politique politicienne", je crois bien que nous la laissons tomber déjà par l'abstention qui est également un acte politique.
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stéphanois
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bonjour, je prend la discussion en route, mais c'est cool que des gens pensent à ça...j'y ai souvent pensé..mais !!! en tout cas ca me fait plaisir (g lu un truc sur indymedia grenoble..c ce qui m'a ramené là) comme quoi tout n'est pas perdu...
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ibubolo
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il va bientot falloir songer à des rencontres contre le travail... je veux bien inviter des cé-èntistes pour voir...
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Rakshasa
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Comme je le disais sur indymédia, l'idée des CAT est séduisante mais, à mon avis, on retourne dans une lutte "anti", dans laquelle on va patauger. Perso, la référence, ou private joke du chat endormi pour la CNT, ça réduit nos possibilités. On reste encore entre les mêmes, on va s'asphyxier, si c'est pas les flics... Si l'on met les pratiques en avant, celles-ci doivent contenir en elles-mêmes la critique du travail et du monde marchand. Il me semble ainsi plus intéressant d'être "pro", c'est à dire, pour l'autogestion, la distribution non-marchande et la démocratie directe. Il me semble nécessaire de rompre avec les vieilles icônes, couleurs et mots d'ordres. Il me semble indispensable de sortir des carcans de notre "culture" militanto-limitante anarchiste, et ce, pour être compréhensible par beaucoup de gens. On va encore faire peur si on se la joue agitéEs. J'ai une autre proposition que les CAT, c'est le "nwp" (l'envers de ump) pour "new world beginning" ou quelque chose dans le genre. Ca peut aussi parler à des non-francophones et il n'y a pas cette notion d' "anti". Après y a peut-être moyen de créer les deux mais ce n'est pas du tout la même démarche. Dans CAT, on est dans de la lutte par l'angle politique frontal, dans "nwb" on est dans de la lutte économique.
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ibubolo
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yes I, mais je pense que le nom et le logo ne sont que les couches de vernis, qui, comme tu le sais, se passent à la fin de l'ouvrage...
à notre stade, je pense qu'il n'est pas négatif de parler de comité ou organisation contre le travail, rien que pour savoir de quoi on parle... et parce ce que, si il y a bien quelque chose qui mérite d'être combattu, c'est bien le travail...
Je pense que ton soucis et tes propositions occuperaient une grande place dans la réflexion qui nous attends, mais cela ne doit pas nous empêcher d'avancer, envers, mais aussi contre tout.
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Anonyme
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salut!
sentant que 2007 allait être vraimment pourrave, j'ai commencé mon projet du genre, sur Lille. c'est dans le recyclage et la bioénergie. je fais ça en triporteur, dans un mini local loué 12 euros du mois, j'ai bientôt officiellement mon statut de travailleur non salarié exempté de TVA, bref de la pure décroissance autogérée. bien sur, j'encourage tous ceux qui veulent se lancer dans la micro économie autogérée expropriatrice de profits pour les sarkonards.
sur lille il existe aussi déja les ajoncs (Amis des Jardins Ouverts et Néanmoins Cloturés) pour l'autoproduction de bouffe bio sur des terrains vagues récupérés. ils sont pas beaucoup, mais ils ont de quoi faire. une autre piste pour les individuels qui ont pas envie de fouiller le cadastre pour vérifier que leur terrain vague ne sera pas une prison dans les 3 mois: les lignes SNCF. la SNCF possède les plattes bandes longeant les voies, et tolère les plantations qui ne gènent pas. beaucoup de riverains y font leur potager, certains, même, les cloturent. en plus généralement il n'y a pas de pollution des sols à ces endroits, sauf peut être si c'est en bordure de champ.
une autre piste pour la dépollution des sols des friches industrielles: la première année, faites pousser du chanvre, et comme ça quand vous le faucherez vous aurez de quoi faire les premières briques de votre local bioconstruit.
oili oila, bon courage à tous!
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Anonyme
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dans le genre positif, plutôt qu'être anti travail, pourquoi être pour la réappropriation du travail?
j'avais essayé de lancer une coopérative dans ce sens il y a quelques années, "reclaim your work" (réapproprie toi ton travail). ça a pas trop marché à l'époque, pour diverses raisons, mais si vous voulez vous réapproprier le concept, allez y.
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Takpi
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pas être dans la "lutte économique", puisque comme l' explique Clément Homs sur le site decroissance.info dans pleins de textes fouillés, il faut sortir de l'imaginaire économique, il faut sortir de l' économicisme, il faut déséconomiciser le monde, donc arrêter de donner le primat à l' économie. Devenu traître à sa propre science et traître à son passé de marxiste chargé d' introduire l' industrie lourde dans les jeunes Etats du Tiers Monde dans les années 60, l' économiste Serge Latouche a écrit pleins de livres pour dévoiler la fausse science qu' est l' économie. Donc on piétine tant qu' on continue à employer le mot économie... Il faut redonner le primat au social, et n' admettre l'économique que comme une annexe secondaire, enchassée (embedded, mot de Polanyi) dans le social, au service du social. Et pour cela , les sociétés non occidentales et tribales peuvent beaucoup nous apporter... Pour pas être "anti", anti-civilisation, il faut être "pro sylvilisations", donc pour les arts de vivre qui permettent de vivre discrètement dans des écosystèmes le moins possibles modifiés, artificialisés, donc arrêter d' admirer les paysages "anthropisés", paysages qui signent la baisse draconienne de la biodiversité...
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libertad
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Pourrais-tu nous envoyer un texte un peu plus long sur ton expérience et celle des ajoncs ?
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Chiendent
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Pour les AJONC, ça pose pas de pb avec les herbicides que fout (prétendument en masse) la SNCF sur ses voies?
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Robo Meyrat
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On vient de créer notre propre licence qui à la différence des creative commons, sort les oeuvres du système commercial, car l'utilisation n'est pas même possible avec accord de l'auteur. http://morne.free.fr/Necktar7/creactionfr.htm Et tous ce que l'on créer on le diffuse gratuitement. http://www.dogmazic.net/static.php?op=musiqueIndex.php&licence=109 Si déjà on pouvait sortir la culture des griffes du monde commercial (cf copyleft attitude). Même si ce n'est qu'un jour dans le genre non violent mais symbolique le 16 mai je propose d'habiller la france en noir... A chacun d'interpréter : s'habiller en noir, peindre en noir, faire des répliques noires de toutes les images en vues sur les moteurs de recherche, etc. A vous de voir l'appel est ici : http://www.blogg.org/blog-7574.html
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satya
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Même si ce n'est qu'un jour dans le genre non violent mais symbolique le 16 mai je propose d'habiller la france en noir...
bonne idée !!
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ibubolo
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alors seulement si on organise des conseils de quartier, qu'on reprend les canons et qu'on abat tous les symboles phalliques (clochers, colonnes, obélisques, tours métalliques)...
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Chiendent
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Bon hé bien puisqu'il faut se lancer..
joignez moi par mail, je vais commencer à faire une liste mail (à gestion collective, je pense)
si ça vous dérange pas trop, indiquez si possible votre zone géographique... ça peut toujours servir...
chiendent(a)no-log.org
Et que crève le turbin Poil dans la main!
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Anonyme
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les ajoncs ne s'occuppent pas des plattes bandes SNCF. ils récupèrent des terrains vagues en accord avec la mairie de lille pour en faire des jardins gérés par les membres. vous pouvez avoir plus d'infos sur eux sur www.ajonc.org
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Anonyme
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si ça vous dérange pas, je mettrai plus de détails en juin (désolé, ça fait loin...), je peux pas trop m'étendre dessus pour l'instant pour des raisons diverses. par contre, sur la liste proposée à la fin, pourquoi pas.
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Anonyme
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et au fait, j'ai personellement jamais eu de problèmes d'herbicides avec les lignes SNCF. en même temps je n'ai fait que des lignes TER, pas TGV, ils sont peut être plus stricts sur cette dernière.
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ibubolo
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salut chiendent, je te no-log @ bientôt
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Chiendent
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Salut donc à vous... les quelques milliers de personnes à avoir répondu à cet appel à l'organisation pour s'extirper des fils gluants de l'idéologie tripaliaire. Bon, quelques milliers, j'extrapole.
J'ai essayé de tripatouiller avec samizdat.net pour faire une liste mail, je suis contrit car je ne trouve pas comment faire pour faire héberger une liste. Sans doute qu'il faut leur demander poliment. Je vais démerder ça, continuez de me donner vos coordonnées par mail, je thésaurise.
Bon, pour le côté "Anti', ça ne fait pas l'unanimité. Sur indy il a été reproché de trop faire private joke entre CNT et CAT (surtout avec le chat noir qui roupille en logo...). Perso, je m'en fiche un peu. Collectif Anti Travail ça fait "cat", "cat" ça fait "chat". Les chats sont des sacrés branleurs, les chats noirs sont jolis, j'ai des potes à la CNT et ça n'a rien d'agressif. Le manque de décontraction de certain-e-s...ah la la.
(pour l'instant donc, rien de définitif et d'ailleurs le plus important sont les réalisations par les logos et les sigles, qui sont juste un moyen commode durant quelques temps)
chiendent(at)no-log.org
vaille que vaille...
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ibubolo
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on peut aussi simplement se servir d un forum php à la con, genre les meutes noires qui doivent etre en train d agoniser...
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Chiendent
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ah tiens, oui, pourquoi pas, ce serait moins chiant.
Mais toutefois sur les meutes noires je me souviens avoir voulu m'y inscrire et avoir eu un gros pb d'affichage, genre j'ai jamais pu y lire quoi que ce soit. Je vais re-tester pour voir.
chiendent(at)no-log.org ouaf ouaf
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ibubolo
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bon takpi, chiendent, rakshassa et les autres... Je vous invite à faire vivre une rubrique dédiée sur le forum des meutes noires qui agonise un peu, mais qui ne demande qu'à refleurir de nos désirs ardents.
Lesmeutesnoires.org
Si cela ne vous convient pas, tant pis, on peut procéder autrement, peu m'importe tant qu'on avance.
Je propose le titre provisoire de "pour en finir avec le travail" qui ne demande qu'à évoluer.
Sinon, peut-on envisager une rencontre dans moins d'un mois ?
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Chiendent
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Un lien (trouvé sur les Meutes Noires, qui marche à merveille...:-)) qui pourra intéresser des lecteurs-trices anglophones. www.whywork.orgLe site est pas mal fait, ça parle de collectifs pro-leisure (plutôt que anti-work). Impossible, en revanche, de savoir où en sont les personnes qui ont réalisé ce site. Le site comporte un forum, que j'ai pas eu le temps d'explorer, mais il y a plus de 2800 personnes enregistrées dessus. Sans doute qu'il y a des robots parmis elles, mais quand même... ça fait un sacré paquet. Je vous salue bien bas. chiendent
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nathalie
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Je vois ici Raksahsa qui a ouvert un blog, chiendent qui va organiser une liste, et Ibubolo qui rappelle l'existence des meutes noires.
Si je peux me permettre, je crois que par rapport au sujet il serait mieux d'éviter que chacun bosse dans son coin et aussi d'éviter le type liste car c'est fermé et ça finit souvent par toucher peu de monde, qui plus est dans des milieux assez limités
A mon avis il y aurait intérêt à ce que les efforts se combinent pour créer un lieu qui puisse servir de centre de réflexion et d'élaboration de projets, et d'un lieu qui soit le plus ouvert possible afin d'y attirer progressivement des gens venus d'horizons divers et aux apports éventuels différents
Je crois que la formule la plus adaptée d'un point de vue pratique est celle du grand forum ou peuvent coexister à la fois des textes "de base" , des longues discussions (sur certrains projets les discussions seront longues, pas exemple on ne monte pas une école du jour au lendemain etc.), et ou au fil du temps des gens débarquent et se repartissent sur les projets qui les intéresse.
Comme en parlait chiendent, les localisations géographiques sont très importantes ici, et pour que des gens ne se connaissant pas et habitant à des centaines de kilomètres les uns de autres, puissent se connaître, puis élaborer ensemble au point de finir par vouloir passer à des rencontres plus réelles, il faut un lieu virtuel qui soit bien adapté.
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ibubolo
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pour le moment, je vous propose les meutes noires, la rubrique est ouverte et publique...
les gens ne sont pas en train de bosser dans leur coin, mais plutot en train de se contacter pour élaborer quelque chose qui se rapproche de ta contribution.
Je persiste en répétant qu'une rencontre physique reste la meilleure base à toute organisation.
Qui pourrait héberger, acceuillir, qui quoi combien ou ? quand ?
Je pense que le centre ou rhone-alpes sont sûrement les régions les plus faciles d'accès pour une première rencontre...
Puis on peut aussi avoir plusieurs rencontres locales qui partagent leurs résultats, a posteriori...
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Chiendent
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yé soui tout à fait d'accord.
On était pas en train de se pigner entre nous, juste on essaye de trouver un mode commode de mise en commun. Effectivement la rencontre physique est décisive, je pense que si ça reste de la mise en commun virtuelle, dans 2 mois c'est sec et crevé. Le Centre ou Rhône-Alpe ça me paraît bien.
Y'a aussi le camping de l'OCL-OLS en Ariège au mois de juillet. Youkaïdi Youkaïda.
Et puis yep pour le forum des Meutes Noires. Tu t'occupes de créer le topic, ibu?
---chiendent vulgaire---
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libertad
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Pour remettre les commentaires à gauche ( répondez à l'article et non au commentaire précédent )
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Rakshasa
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Chiendent sur Indymédia c'était moi pour le CAT & co. Je remet mon post d'explication que tu peux aussi trouver ici plus haut. "Comme je le disais sur indymédia, l'idée des CAT est séduisante mais, à
mon avis, on retourne dans une lutte "anti", dans laquelle on va
patauger. Perso, la référence, ou private joke du chat endormi pour la
CNT, ça réduit nos possibilités. On reste encore entre les mêmes, on va
s'asphyxier, si c'est pas les flics... Si l'on met les pratiques en
avant, celles-ci doivent contenir en elles-mêmes la critique du travail
et du monde marchand. Il me semble ainsi plus intéressant d'être "pro",
c'est à dire, pour l'autogestion, la distribution non-marchande et la
démocratie directe. Il me semble nécessaire de rompre avec les
vieilles icônes, couleurs et mots d'ordres. Il me semble indispensable
de sortir des carcans de notre "culture" militanto-limitante
anarchiste, et ce, pour être compréhensible par beaucoup de gens. On va
encore faire peur si on se la joue agitéEs. J'ai une autre
proposition que les CAT, c'est le "nwp" (l'envers de ump) pour "new
world beginning" ou quelque chose dans le genre. Ca peut aussi parler à
des non-francophones et il n'y a pas cette notion d' "anti". Après y a
peut-être moyen de créer les deux mais ce n'est pas du tout la même
démarche. Dans CAT, on est dans de la lutte par l'angle politique
frontal, dans "nwb" on est dans de la lutte économique."
J'ai juste pas envie de renouer avec une certaine forme de limitantisme... Je m'y ennuie, c'est glauque et en plus c'est pas probant. Contre le travail mais pour le jeu (non pitié pas un chat avec une pelote de laine !). Bien à toi
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ibubolo
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donc pas d'empressement, mais vite quand même !
je propose que l'espace dédié sur les meutes noires (ou bien je ne sais où, les meutes ça reste une invitation...) soit une espèce de brouillon de ce qu'on veut faire.
Un résultat intermédiaire à venir pourrait prendre la forme d'un site (+forum ?) internet pour faire connaître nos idées, ainsi que nos réalisations concrètes et émancipantes.
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Anonyme
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Ca fait plaisir de tomber sur vos discussions. Je vais etre bref mais je reviendrais discuter avec vous. Je partage la majorité des reflexions. Ce qui m'intéresse, c'est on le fait ou pas. Je discute avec de nombreuses personnes de ces discussions. Premiéres choses: continuer à échanger et prendre une décision de lieu ou on peut échanger par le net, ce qu'on sait que faire entre nous pour l'instant .Voila à bientot vive la vie
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Anonyme
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consensus... impossible a décidé de participer à l'initiative de Rakshasa.
on va commencer par faire une jolie double page dans le prochain numéro pour diffuser l'appel...
pour les infos/contacts: consensus@darksite.ch
www.darksite.ch/consensus
yo
Bob
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Anonyme
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CherEs frères, soeurs, amiEs,
Voici la copie d'un bref email envoyé à décroissance.info, que j'ai découvert
par hasard. Faites tourner ! Et à toute critique de ces brefs propos je dis:
Ahlan ! bienvenue !
Merci pour la qualité de l'info et des analyses du site
http://decroissance.info/, vous pouvez être fier de porter cette critique
subversive.
A imprimer et diffuser dans nos communautés, ou on vit, ou on lutte...
Subservif aussi cet appel à prendre le maquis économique :
http://endehors.org/news/prenons-le-maquis-economique
Sans avoir pris le temps de fouiller en détail votre site que je viens de
découvrir ainsi que http://www.decroissance.org/,
voici une remarque: dans global il y a notion de mondial et d'agir ensemble,
mais aussi de totalité de la critique de l'aliénation.
Et le lien entre croissance et génocide, entre systeme techno-industriel et
(néo)colonisation me semble pas toujours explicite, sans parler du lien entre
critique de l'économisme et critique de l'histoire eurocentrée.
Comment dépasser ces fausses séparations ?
Comment
arriver à une critique totale du système pour avancer aussi vers des
alternatives de rupture à la racine de Babylone ?
Dans
les milleux anars, écolo, syndicalistes, réformistes etc. sauf exceptions, ou
est la critique des 500 dernières années de colonialisme comme moteur
d'élaboration de l'empire, de l'industrie, du capitalisme ?
Regarde
t'on sans tabou le lien entre pacification sociale au nord, société de
consommation-médiation, Division International du Travail et violence
(néo)coloniale?
Ma
crainte c'est que la critique de la croissance soit surtout un débat interne au
monde européen-américain et non la question globale de la survie. Il me
semble aussi que le "sud" doit s'inviter dans les millions de liens
entre résistances locales et luttes globales, entre pratiques autogestionnaires
et luttes "anti" (capitalisme, patrons, pouvoir, état, libéralisme,
colonialisme...).
J'ai
en tête des souvenirs, des images qu'il est difficile de mettre en sur papier
en quelques mots, des images qui viennent d'un pays ou critiquer le pouvoir
d'un dictateur à la botte de "l'occident" c'est finir dans un fossé,
mais pourtant, au-dela du politique et de l'économie globalisé de ce pays de
l'axe du mal, il y a l'humain, le social, les traditions de ce peuple, il y a
des façon de vivre, de travailler, de grandir, de vivre dans la rue ou dans les
champs, de communiquer... des micro-résistances ou en tout cas moins
aliénées, moins désespérées que ce que l'Europe et l'Amérique produisent, cette
recette vers le suicide collectif de l'humanité.
Et
j'ai croisé assez de déracinés pour savoir que d'autres, de tout les continents
ont cette même mémoire.
Allons
nous pouvoir, vouloir les faire éclore en résistances fécondes, en
alternatives, en insurrections contre la mort industrielle ?
Il
y a peut-être un enjeu pour les luttes anti-coloniales et anti-racistes
autonomes (je pense au [Mouvement
des indigènes de la république] ) : multiplier les ponts (ou les tunnels)
vers d'autres critiques et pratiques horizontales... comme la décroissance,
l'autogestion.
Merci
à tous les pirates qui s'organisent !
Respect
Karim
Ramadan
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Chiendent
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Cimer l'ami-e!
Propageons, propageons...
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delphine314
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"Et le lien entre croissance et génocide, entre systeme techno-industriel et (néo)colonisation me semble pas toujours explicite, sans parler du lien entre critique de l'économisme et critique de l'histoire eurocentrée" ce lien me semble évident, mais il bien souvent absent de toute analyse.....
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Rakshasa
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Samedi nous nous réunissons pour préparer le projet de sommet des alternatives autogestionnaires et non-marchandes. Seront proposés plusieurs axes de réflexion et de réalisation: Production et distribution -de nourriture -de logements et matériaux de construction -d'énergie -de produits transformés -de savoir -d'arts -de médias
La mise en place de réseaux -de mise à disposition de matériel -mandatés pour relayer l'information entre structures -anti-travail accompagnant les individus en sortie du système marchand
La formation de fonds de financements de projets autogestionnaires et non-marchands
Le tout, ça va de soi, avec la prise en compte de la question écologique.
Si vous avez d'autres pistes de réflexion, ainsi que d'autres propositions, n'hésitez pas à le faire savoir.
Nous proposerons ainsi de prendre contact avec toutes les expériences existantes et en projet, afin d'organiser cette rencontre.
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Chiendent
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Nickel, bah compte sur moi pour relayer l'info et participer à l'élaboration... même si quelques centaines de km nous séparent!
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Bruno
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Salut ! Je suis tombé sur cet appel grâce au journal CQFD qui a relayé l'info. Ca fait un moment que l'idée me tarabuste aussi. Marre de faire le grand écart ou de louvoyer entre aspirations et "réalisme". Je me doutais que je n'étais pas le seul, mais je ne savais par où commencer. Je n'en sais pas vraiment plus aujourd'hui mais ton texte m'encourage dans cette direction. Tu parles de désertion économique. Effectivement c'est par l'économie qu'il faut peut-être commencer. J'élargirais, à plus long terme, à la désertion totale. Je pense précisément à l'Appel, petit livre brun produit par Tiqqun, que je ne peux pas résumer ici mais qui a résonné d'une façon très particulière dans mon esprit : Analyse du monde en termes de guerre civile (nous sommes en guerre ; il n'y a plus de société ; ce que nous rejettons n'est pas identifiable comme un ennemi à combattre, il faudrait plutôt considérer que nous sommes amputés de nous-mêmes, en vivant dans ce simulacre de société) et stratégie de désertion. En particulier, ne pas se laisser prendre dans le piège de la justification auprès de la société : indifférence, ridiculisation, folklorisation, caricaturisation comme extrémistes dangereux... c'est tout ce que nous récupérerions. Bon je vais lire tous les commentaires à tête reposée. Je ne suis pas un net-user régulier, donc je vais m'occuper de ma ville, mais je vous tiens à l'oeil ! Bonne aventure...
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satya
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et vous vous réunissez dans quel département svp ?? là je suis très fatiguée mais demain je veux voir ce que je peux faire, j'ai effectivement un espace de "liberté" jusqu'au 6 juin et après je serais coincée jusqu'à fin septembre probablement. merci :)
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Chiendent
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Oui, c'est pour ça qu'il serait souhaitable de se situer géographiquement, par exemple dans la rubrique "Présentation des protagonistes" dans le forum lesmeutesnoires.org
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ibubolo
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je ne pense pas qu'il faille faire des meutes noires le lieu de cette affaire...
je pense que pour l'instant, ça peut servir à élargir et éclaircir les choses entre les personnes qui en ont envie.
Il me semble préférable de commencer par son propre "bilan local d'autonomie" ; consulter son entourage sur la question, faire le tour des ressources locales, bref, être au clair sur sa situation, ses propres besoins et moyens de subsistance.
J'imagine que le fait que rakshasa parle de sa rencontre tient plus de "l'exemple" que de l'appel unitaire.
Alors, continuons à nous tenir au courant de nos avancées locales, pour, ensuite, faire sauter la banque.
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Anonyme
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Salut Pour la notion de temps ok D 'accord pour prendre le temps. On se connait que par quelques echanges par ce biais. j 'ai des resultats probants provisoire dans mon coin au travers de ce parrallele permettant connexion des luttes ecolo et social : Quand on on seme une graine: il faut avoir preparer la terre ( nos cerveaux ), savoir s'en occuper: prevention des maladies ( repression et recuperation), lui donner de la nourriture ( reflexion et action ), lui trouver des plantes amies qui l'aideront ( tolerance et solidarite), savoir accueillir la faune auxilliaire ( ouverture vers les autres), ne pas utiliser de chimie artificielle( ne pas participer au systeme) et enfin on peut recolter ( revolution ?) Ps: lisez le livre, entre autre, de chaia heller Desir, natureet societe.Comment vivre l'ecologie sociale au quotidien. Ed Ecosociete A bientot et vive la vie Vert et noir
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ibubolo
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calmement, mais vite quand même
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ibubolo
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bon, un aspect de la chose qu'il nous faut examiner au plus vite, c'est que tout le monde ne dispose pas de terrain ou d'infrastructure permettant des activités de subsistance.
Il nous faut rescencer les lieux qui peuvent acceuillir de nouvelles personnes, tout en estimant la place qu'il manque pour permettre (principalement) aux urbainEs de gagner en autonomie.
Chaque bolo, après un tour d'horizon, peut communiquer sa situation.
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Rakshasa
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C'est pour cela que je proposais sérieusement la création de fonds pour le développement de l'autogestionnaire non-marchand.
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ibubolo
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comment serait géré ce fond ? par qui ? et quels seraient ses objectifs ?
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Rakshasa
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Comme d'hab, par les assemblées, conseils ou bolo qui le mettent en place. Faut-il un fond unique ? Par exemple, dans ma ville, si nous avons le projet d'acquérir quelques surfaces de terres pour produire la bouffe, on constitue ce fond par appel à souscription en formalisant un minimum la chose. Par exemple en expliquant aux potentielLEs souscript-eur-rices, que la parcelle est autogérée, qu'on y pratique la démocratie directe, que la production vise à subvenir aux besoin des producteurs mais aussi à alimenter des réseaux de solidarité, que des producteurs de bouffe peuvent par exemple soutenir des grévistes ou des actions de résistance en constituant le soutien logistique (pour les orgas grèvophiles ça), pour alimenter tout simplement aussi des réseaux de distribution gratuits non-marchand... Bref, tout est à dire qui est décidé par les assemblées, conseils ou bolo... L'acquisition de la parcelle peut se faire au nom d'une structure associative, (pas forcemment 1901 d'ailleurs pour la France, à préciser). C'est à chacun d'organiser la chose comme bon lui semble. Pour ma part, je favoriserais quelques chose du type asso avec charte autogestionnaire claire et fonctionnement en démocratie directe écrits (modifiable et réajustable évidemment). Ceci pour permettre d'être identifié comme structure ouverte et non pas comme communauté. Comme d'hab aussi on peut trouver des pistes de cela sur mon blog. CertainEs ne veulent pas des écrits sous prétexte que cela formalise trop, que ce n'est pas assez libertaire. Mais en réalité, par expérience, celleux qui ont peur des contrats explicites craignent de ne pouvoir exercer leur autorité et détenir un statut de leader dans une structure. Quand il n'y a que des paroles comme termes du contrat d'association entre individus, on se retrouve très vite sur un fonctionnement implicite déséquilibré en terme de pouvoir décisionnel, et en cas de litige c'est le charisme, l'affinitaire, ou la manipulation qui tranche.
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ibubolo
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bien, bien,
il faudrait que chaque soviet, conseil ou bolo se dote de ces outils ; ressources, assemblées, et fonds communs pour permettre son élargissement, etc...
ensuite, il serait possible d'imaginer une fédération (bolo'bolo) de ces groupes, si affinité, bien sûr.
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Ragus
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Euh, y-a-t-il du monde en Normandie avec qui je puisse penser et vivre autrement ?
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Chiendent
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Yep Ragus, c'est en partie en Normandie que j'erre... chiendent(at)no-log.org
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libertad
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Karim
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Salut,
Qlqs questions, préoccupations par rapport à l'autogestion:
Pour le partage des savoirs, a mon sens on devrait pas le voir juste comme savoirs pour construire des espaces en autarcie, ces savoirs ont pourrait essayer d'en faire des outils de désertion du système et aussi des outils pour aider les gens dans le salariat (comme moi) à décrocher progressivement, à dépendre de moins en moins du réseau de consommation et donc avoir plus de temps et d'énergie pour d'autres choses (lutter, militer, s'amuser, vivre, apprendre de nouveaux savoirs spécialisés...) Appelons les "ateliers de savoir populaire". Aussi ça serait bon que les espaces autogérés et ces ateliers soient tournés vers la ville et les banlieues, pas juste la campagne. Et pour favoriser la désertion des gens en ville, ce serait bon de voir ou est l'aliénation économique pour les gens à part le travail: logement, nourriture, voiture (pour certains pas de voiture, pas de boulot...), vêtements etc. Exemple concret: des personnes formés en mécanique auto, pourraient monter un atelier de mécanique autogéré avec pour but d'offrir un service de réparation au moindre cout, mais aussi de distribuer le savoir en mécanique auto, donc les gens pourraient apprendre à réparer leurs bagnoles et pourraient à leur tour distribuer le savoir. L'atelier serait donc un lieu de service, d'entreposage de matériel et de formation populaire. Les gens qui seraient donc dépendant d'un véhicule pourraient acheter des vieilles caisses moins cher ou faire durer la leur, ce qui réduirait la consommation et la pression sur le budget. Ce qui m'a inspiré cet exemple c'est que au sud, il y a plein d'ateliers mécaniques improvisés et que les gens font durer leurs caisses très longtemps... Même chose pour la réparation d'électroménagers, la menuiserie, la plomberie, la couture, la maçonnerie, l'agriculture etc. Autre question qui en découle: contrairement aux pays du sud ou l'état existe pour l'armée et la police, ici l'état risque d'utiliser le quadrillage légal pour freiner l'autogestion, quelles stratégies adopter ?
Et pour les savoirs liés à des services essentiels ? Genre garde d'enfants, aide aux personnes agées isolées etc. Des genres de "food not bombs" ? Et si ces pratiques se developpaient et devenaient assez solide dans une région: comment communiquer, avoir des outils d'échange avec des régions éloignées ?
Bon des questions vagues mais voila...
Karim
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Chiendent
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Alors, effectivement, le journal CQFD, qui décidemment ne me déçoit jamais, vient de mettre un petit encart sur "l'appel du maquis", en joignant l'adresse-même de cette discussion. Dans tous le reste du journal de ce mois-ci, c'est bien le même type de réaction face à l'"adversaire" (ou aux adversaires, puisque 53%, hein...) qui est encouragé. Je vois qu'on parle également d'un éventuel renouveau des orgas (et du coup, d'un sacré branle-bas-de-combat hors orgas, puisqu'elles sont jugées assez obsolètes...par les gens présents ici en tout cas) sur le fil du dernier article de Patrick Mignard (sur la social démocratie).
Je veux pas être d'un optimisme béat, mais encore quelques semaines comme ça et on va finir par pouvoir sérieusement organiser des rencontres du Maquis Economique avec de la gueule et du monde.
Perso, je reçois quelques mail par-ci par-là de personnes déjà dans des projets ou pensant s'y mettre sérieusement, après les rencontres. Allez, on bosse encore un peu et puis après...
chiendent(at)no-log.org
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ibubolo
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est-ce que des personnes connaissent des lieux, en dehors des villes, susceptibles d'accueillir les urbainEs en fuite ?
Il ne s'agirait pas d'un énième retour aux sources, mais plutôt d'une nécessité matérielle ; à part du fric-qui-ne-se-mange-toujours-pas, les citadinEs n'ont pas grand chose à amener à un réseau d'autosuffisance alimentaire.
Je sais pas trop par quel bout commencer, mais je pense qu'une solide assise au vert peut être un bon départ.
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satya
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on retombe sur les mêmes problèmes en effet, il faut des lieux.. je me demandais si quelqu'unE connait pierre rabhi??
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Takpi
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Libertad, dans cette discussion, la 7eme personne qui répond, "sapiens", le 27 avril, répond à Takpi, mais le texte de Takpi a disparu = pourquoi ? Censure tardive ? Mais cela fait qu' on ne comprend plus à quoi réagi Sapiens, ni d' autres personnes qui plus tard me répondent aussi !?
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Takpi
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erreur, le texte de Takpi est bien présent, plus bas, avec après, pour la 2 eme fois, la réponse de sapiens, la même, précédemment notée à 1h 32, 7eme texte puis à nouveau sur ce site à 1h 34, immédiatement après les longues précisions de Takpi à Libertad... Donc la seule erreur est cette réponse de Sapiens qui est imprimée deux fois sur ce site...
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ibubolo
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du
25 au 29 mai en Allemagne, la communauté de Waltershausen va une
nouvelle fois héberger la rencontre annuelle de toutes les personnes
qui en cherchent d' autres pour créer des communautés.Voir le site sur google.de www.losgehts2007.de Là,
toute personne peut présenter son projet, et dialoguer avec d' autres
qui ont à peu près la même motivation pour co-exister sur les mêmes
bases. D' immenses panneaux informatifs libres peuvent être consultés
pour découvrir les projets des uns et des autres, ou voir les annonces
des communautés déjà existantes, qui cherchent de nouveaux membres ... Est-ce-qu'il y a des maquisardEs qui pensent se déplacer à cette rencontre ? Si jamais, je prends volontiers une voiture en marche (dans la région de Lyon, si possible). Mon allemand est correct (si cette langue vous effraye...), puis à freiburg, y a bcp de francophones...
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ibubolo
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je sais pas pourquoi j'ai trippé sur freiburg, mais c'est pas du tout là que ça se passe ; c'est au beau milieu de l'allemagne. désolé pour mon erreur... vu la distance, j'imagine qu'il n'y aura pas beaucoup de françaisES à se déplacer...
Toulouse pour trancher du lard ? ça vous tente les maquisardEs ?
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Rakshasa
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Le festival (autoctoulouse) ?
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ibubolo
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je suis pas sur d etre encore libreou d avoir les moyens d y aller, mais ca peut etre une occasion.
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stéphanois(e)
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salut, je prend la discu en cours, respects à tou(te)s... je balance ca juste comme ca; le maquis éco j'y adhère completement, g juste une qst; est ce que cela ne voudrait pas dire aussi des actions pour courcircuiter l'économie. par actions je veux dire ; courcircuiter les banks, moyens transport, autoroute..trains...communications..et tout ce qui s'en suit et se battre contre le systeme..
ca serait prendre le maquis...
je lance ca comme ca comme qst...?!!
merci de votre patience
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ibubolo
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je pense que le système souffre bien plus de la désertion que de la contestation qu'il sait parfaitement intégrer au spectacle qui nous sert d'existence.
mes actions contre le travail, seront des appels à la désertion.
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stéphanois(e)
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je suis tout a fait d'accord, mais piker un peu ce systeme ne serait il pas intéressant? les deux formes peuvent coexister?
c vrai ke plus d'exploité(e)s , plus de systeme. mais mettre à genoux le système économiquement ne remettrait t il pas en cause "notre" dépendance au travail? et "nottre" attachement à celui ci?
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Rakshasa
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stéphanois(e), si tu as un mail, peux-tu nous contacter à rakshasa[at]no-log.org ? Rakshasa & co
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satya
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delphine314
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bonjour qu'est ce que vous pensez des SEL présents dans tous les départements, peut-être y aurais un intérêts à les contacter?
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Patrick MIGNARD
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Fort intéressant !
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Rakshasa
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Il y a un peu plus ambitieux non, comme mode de distribution des ressources et richesse. Jean Zin parle du manque d'argent en Argentine pendant la crise, mais il oublie de dire que l'expérience de monnaie alternative a été justement une catastrophe pour les velléité de changement. Je n'ai plus les noms en tête, mais le président de l'association des marchés du troc avait le contrôle total de la situation et était à l'époque en pourparlers aimables avec les autorités économiques de l'Etat. Il est allé jusqu'à demander de pouvoir frapper sa propre monnaie. Dans tout systême où l'échange de marchandises se fait contre la marchandise argent, il y a des leviers d'exploitation et cela n'est en rien du tout une alternative. C'est simplement reproduire à plus petite échelle les rapports actuels ce qui nous semble moins vicieux. C'est comme la défense du petit patron, ou de petit exploitant contre les gros. Les uns exploitent aussi comme les autres, il n'y a vraiment rien d'alternatif dans le petit commerçant ou paysan. Ici nous parlons d'alternatives au systême économique. Une monnaie alternative, ou le troc ne sont pas des alternatives au système marchand, ce sont des alternatives au système monnétaire dans un cadre marchand. Nous voulons l'abolition de la société marchande. Ces pratiques, trocs et monnaie locale visent au mieux à maintenir un peu plus longtemps les rapports marchands en faisant adhérer les individus dans une démarche volontariste, à un autre système marchand. Celui que nous connaissons aujourd'hui a au moins le mérite d'être subit par la plupart d'entre-nous, si maintenant il faut adhérer et encourager son aliénation, alors ce genre d'initiative devrait faire l'affaire.
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Rakshasa
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Il y a très certainement plus intéressant à développer des marchés ou magasins gratuits ou des réseaux de distribution non-marchands. Comme le proposait une connaissance lors de discussions sur un atelier de fabrication de savons, pour ce genre de produit, une plus grande quantité n'implique pas beaucoup plus de travail qu'une petite. Avec une bonne répartition/rotation des tâches, le travail à fournir est moindre et des surplus peuvent alimenter ces réseaux gratuits. Sans compter qu'en même temps peuvent se développer des réseaux de prêts d'outils et de matériel. Jean Zin nous dit que l'argent est nécessaire pour valoriser les choses et en même temps nous dit que c'est l'objet même par lequel se fait la réification. Je pense que Jean Zin est un alterlibéral, qui se paye d'analyse radical pour se donner bonne conscience, mais qui malgré l'état catastrophique d'aliénation que provoque le rapport marchand, il en reprendrait bien de cette soupe, un peu plus locale. La réification non! La réification locale, oui ! et en plus obligatoire ! Je ne vois pas où se trouve l'alternative ici, puisque d'après Jean Zin, la monnaie est une obligation. ("Il doit être clair que non seulement on a besoin d'argent mais que la
situation devient dramatique quand l'argent vient à manquer comme
2001-2002 en Argentine " dit-il )Ici, il y a allègrement acceptation du caractère totalitaire du système argent.
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delphine314
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et si chacun mettait en valeur ses savoirs faire gratuitement, tout le monde peut le faire ça...
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la luciola
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Je pense qu'il serait interressant d'aller à Toulouse pour proposer un stand d'information et de formation pratique à l'autogestion. Le programme du festival à l'air trés complet mais ne semble pas s'attarder aux différents modes d'organisation proposés en alternative au système hierarchiste. Or, il me semble que c'est un point nodal pour quiconque prétend vouloir opposer une résistance à la société spectaculaire marchande.
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Chiendent
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Alors, les amiEs? Où en est le projet? As-t-on un lieu pour se rencontrer? Bon, moi je peux pas trop aider sur ce plan-là, par contre, si on a un lieu il va falloir rameuter des gens, des assoc' etc. Si on s'en prend 10 chacuns à contacter, lorsqu'on aura défini la date et le lieu, ça peut être efficace, non?
Je peux aider à véhiculer des personnes depuis la Région Parisienne ou la Normandie.
(Euh, pour le 4 pages que j'étais censé faire, on dira que j'ai eu beaucoup de taf cette semaine et que j'ai pas eu le temps) (un comble...)
chiendent(at)no-log.org
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Takpi
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je propose de la jouer modeste et d' utiliser une réunion déjà organisée par d' autres, et d' y être pour y ajouter un débat, pouvant durer plusieurs jours, après le lancement au début du thème alors présenté à tout le monde = PRENDRE LE MAQUIS ECONOMIQUE par exemple la réunion annuelle dites des "Amis de la revue Silence", ou alors celle de fin août en Creuse, près de Royère-lac de Vassivière, organisée par les "objecteurs de croissance"...
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Patrick MIGNARD
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Désolé de jeter un froid dans ce sympathique débat mais je
ne pense pas que la solution soit de « prendre le maquis économique »,
encore moins de faire des « colonies alternatives ». C’est
vrai que la tentation est forte de « quitter » le système en se
faisant des « bulles autonomes et/ou autogérées »… Or on sait très
bien que cela, à terme, ne marche pas… à moins d’avoir la démarche de se « démerder
seuls pendant le temps que ça durera »… Je n’appelle pas cela un
projet politique mais un projet individuel… ce qui est parfaitement honorable
au demeurant.
Quand je parle d’ « alternative » c’est
à un niveau social que je me place, c'est-à-dire des structures, non pas
repliées sur elles mêmes, mais au contraire ouvertes… certes avec tous les
risques de dénaturation, perversion et récupération, mais c’est à ce prix que l’on
pourra changer les rapports sociaux et no les simples rapports individuels
entre quelques personnes.
Une telle démarche est évidemment beaucoup plus compliquée à
faire vivre et à développer que l’autarcie d’une structure… L’important est de
savoir ce que l’on veut !
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Chiendent
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C'est toujours le même débat égoisme-altruisme, individuel-collectif, lutte des classes - "escapism"... Les tenants de l'un ont souvent tendance à dénigrer les autres, à négliger ce qu'ils font, à minimiser la portée de leurs actes et leur participation au "projet révolutionnaire", dont ne voit jamais la couleur de toutes façons.
Ce qui m'a plu dans l'appel du maquis, c'est que y'avait pas cette opposition frontale sous-jacente. Mon souhait c'est de me barrer, effectivement (démarche individuelle, pas par choix, mais bien parce que je suis socialement isolé dans mes luttes), pour rejoindre d'autres gens qui veulent se barrer aussi (démarche collective). Je me vois pas me forcer à bosser comme un con, même en "luttant de l'intérieur". Perso, PM, tu dis que les "bulles autogérées" à long terme, ça marche pas. Dans ma tête, la lutte interne (syndicale ou autre) ne "marche pas" non plus, d'une certaine façon. C'est juste de la lassitude et de l'énervement peut être, j'en sais rien, mais j'ai du mal à croire que le 21ème siècle soit radieux, si on continue à croire qu'on va "niquer le système" de la sorte. J'en sais rien, je suis de toutes façons pas confiant. Et puis je vois pas en quoi l'appel du maquis appelait au replis des structures sur elles-mêmes. Je suis bien d'accord qu'il faut qu'elles soient ouvertes, et pas juste dédiées au milieu punk underground, hippie agriculteurs bios ou anarcho-fourieriste. Je voudrais que mon voisin d'en face puisse venir et que ça le botte. Et qu'il revienne.
Burp
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Rakshasa
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C'est bien ce que je proposais dans l'appel et pourquoi j'y ai ajouté le texte sur le travail marginal. C'est déjà la pratique de pas mal de gens oeuvrant dans des structures ouvertes. Suite à une réunion, nous avons eu une discussion d'ailleurs sur l'idée d'ouverture ou d'enfermement (même en extérieur et en plein air). Il en est ressorti pour moi, et le débat n'a pas fait consensus, que des individus étaient plus attirés par l'expérience affinitaire avec ce qu'elle implique de communautaire. La critique que je faisais sur l'affinitaire, se situe au niveau des procédés de cooptation dans de tels groupes d'humainEs. Personnellement, je ne suis pas pour l'affinitaire, trop implicite, trop copinage à mon goût. Mais, je comprend absolument que des individus veuille réaliser leurs aspirations si elle se situe au niveau communautariste. Il se dessine donc deux tendances, qui à mon avis ne drevraient pas être en compétition. Celles et ceux qui veulent de l'autarcie peuvent tenter de la réaliser comme cela se fait déjà depuis des décennies, et celles et ceux qui oeuvrent dans des structures ouvertes peuvent aussi continuer comme cela se fait depuis des décennies aussi. L'appel visait à toucher les personnes qui ne sont dans aucune des deux démarches et je dois l'avouer pour ma part, une tentative de créer des réseaux autogestionnaires et non-marchands en ville. Autre, débat qui n'a pas débouché sur un accord: autogestion ou spontanéisme? Deux tendances donc, les autogestionnaires avec une notion de gestion décidée collectivement et les spontanéistes avec une gestion réalisée au coup par coup par l'individu mis face à la nécessité. Par expérience, j'ai une nette préférence pour la première, mais tout comme pour l'affinitaire je comprend complètement que des individus veuillent réaliser la seconde. C'est juste mon avis toujours tout de même par expérience, mais je pense que la pérennité, si cela est recherché, d'une expérience ou structure n'est envisageable que dans la tendance autogestionnaire. Or dans autogestion, il y a "gestion", un mot qui hérisse le poil de pas mal de monde surtout chez les libertaires, ce qui fait que pas mal d'autogestionnaires en réalité ne le sont pas. On se retrouve souvent dans la deuxième tendance, qui à mon avis évacue un peu trop vite la question du pouvoir dans un groupe, et ne reproduit dans bon nombre de cas qu'une forme de libéralisme implicite (déséquilibre dans la répartition des tâches, spécialisation, appropriation individuelle exclusive des outils de la collectivité, par exemple ). L'idée de ne pas se replier en communauté, c'est de tenter aussi de faire tâche d'huile, et éventuellement de jeter des ponts avec des expériences communautaires aussi, si évidemment elles en ressentent le besoin. En tous les cas, ici le maquis intéresse du monde, mais aucune configuration satisfaisante d'association libre d'individus n'a permis jusqu'à présent d'envisager du concret dans le sens autogestionnaire, mais ça poursuit son bonhomme de chemin. De l'autre côté, de source proche, des projets d'expériences affinitaires de type éco-village sont en discussion, mais sont donc plutôt fermés et pas en rapport avec l'appel.
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ibubolo
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Patrick, pourquoi vouloir enfermer toute démarche dans l'aliénation de la masse informe que les nations ont accumulé ?
Pourquoi vouloir remplacer un gros truc horrible par un truc qui aurait les mêmes inhumaines dimensions ?
En tant qu'anarchistes, nous voulons des structures à notre échelle, pas à celle du système actuel et mortifère.
Puis, est-ce que tu pourrais définir ce que tu estime être viable sans utiliser les mots luttes ou alternatives ?
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Patrick MIGNARD
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Soyons clair, je n’oppose pas
moralement la démarche individualiste à la démarche que j’appelle « politique »,
au sens large, j’ai bien dis que je trouvais la première parfaitement
honorable. Cela dit, ces deux démarches ne correspondent pas à la même logique.
Si je préfère la seconde c’est parce qu’elle pose la question du changement au
niveau du social dans son ensemble… l’Histoire a montré que les petites
structures alternatives autonomes ne sont pas viables à terme.
Je ne veux pas du tout me situer
dans la « masse informe que les nations ont accumulé », bien
au contraire, je suis même convaincu que la solution pour une société nouvelles
se situe dans le développement du local, en effet les formes énormes, héritées
des états nations sont le foyer de conflits et de confiscation du pouvoir (voir
mon bouquin « L’ANTI SISYPHE – Pour en finir avec la marchandise »). Il
n’en reste pas moins qu’il y aura des échanges entre les différentes unité
locales et que donc il n’est pas envisageable d’en rester à des structures
autarciques… ce qui posera la question de la normalisation des échanges, des
termes des échanges, bref de la gestion de la vie sociale. Il est évident que
si l’on néglige ces questions elles se résoudront de toute manière… et
probablement par la force comme ce fut le cas dans la plupart des situation
dans l’Histoire.
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ibubolo
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patrick, bolo'bolo est une proposition de micro sociétés autarciques qui échangent... sans dépendance, donc qui restent autarciques, et surtout autonomes...
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Patrick MIGNARD
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Une "société autarcique qui échange" n'est plus une société autarcique, ou bien alors elle n'échange pas. Il y a une contradiction dans les termes.
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Rakshasa
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PM, si tu relis bien l'appel, il ne s'agit pas de réaliser ce dont tu parles. "Il faudrait pour une réelle économie alternative crédible dépasser
l'autarcie et éviter l'écueil de la paupérisation volontaire ou non."
Tu oublies aussi le caractère non-marchand de l'appel. Es-tu allé voir sur les liens concernants les pistes. Des structures qui autogèrent et/ou produisent du non-marchand il en existe déjà un grand nombre, cela ne veut pas dire qu'elles sont en autarcie (tu fais d'ailleurs aussi un amalgamme surprenant entre autonomie et autogestion). Ce que j'ai référencé est une petite partie de ce qui se fait déjà, maintenant, sans attendre une soi-disante victoire d'un projet politique. Ce sont déjà des réalisations politiques. Au même titre que tu trouve les monnaies alternatives de Jan Zin très intéressantes, certainement comme projet politique de l'économie, moi je préfère les réalisations au fonctionnement autogestionnaire qui implique la pratique de la démocratie directe, et ça c'est inévitablement politique. Les concessions vis à vis du système sont fortes pour ces structures non-marchandes et/ou autogestionnaires. Crois-tu que les contradictions auxquelles ont à faire face ces structures n'implique pas la nécessité de lutter, tant sur le terrain économique que politique. Elles contiennent ces pratiques en elles-même la critique du système. Elles sont le moyen allié au but. On ne réclame pas pour demain des rapports sociaux différents, on les construit immédiatement avec les personnes prêtes à faire de même. J
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Patrick MIGNARD
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Je répondais simplement à Ibubolo pour expliquer qu’il y
avait uen contradiction dans les termes.
Tout à fait d’accord pour dire qu’on ne demande pas de
nouveaux rapports sociaux (d’ailleurs à qui ?) et qu’il faille se mettre
tout de suite à la tâche…
C’est pourtant là qu’il faut faire gaffe. Que certaines et
certains veuillent mettre en place, et mettent en place des structures non
marchandes comme tu les définis,… soit, pourquoi pas ? Au contraire c’est
positif et ça permettra même de voir comment cela se passe pour celles et ceux
qui ne sont pas prêts à ça… et c’est la majorité, car je pense qu’il ne faille pas
se pas faire trop d’illusion… Ce genre d’initiative sera limité à des
convaincu-e-s. Pour les autres les choses se passeront, et se passent, différemment,
par exemple sur les « circuits courts » auxquels je participe, à
partir des AMAP, CUMA,… les principes que tu poses ne sont absolument pas
compris… la démarche est lente ce qui ne veut pas dire inintéressante, mais
avec ces gens tu ne peux pas poser les questions de la monnaie et de la
propriété comme tu les poses avec ces structures autogérées… et tu ne peux pas
condamner ces initiatives au nom d’une soit disante « pureté théorique ».
Je ne pense pas que l’esprit humain fonctionne simplement par simple références
théoriques rationnelles du style : « la monnaie c’est mauvais
supprimons la monnaie », de même pour la propriété. Ne pas comprendre
ça c’est se couper de ce que l’on voudrait faire évoluer. Je ne dis pas que tu
le fais, mais tu es bien d’accord avec moi que c’est la tendance dans le
mouvement libertaire, c’est du moins ce que je perçois dans mes contacts et ici
avec certains commentaires.
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ibubolo
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patrick, sans vouloir t'apprendre à faire la grimace, les définitions que j'ai du mot autarcie ne sont pas forcément une fermeture absolue de l'économie, mais plutôt une tendance à l'autosuffisance et à la réduction des importations.
De plus, les échanges entre communautés fédérées (sur le mode anarchiste, donc) sont faits au sein d'une seule et même économie, non ? dans ce cas, l'autarcie est effective, non ?
J'aurais plutôt tendance à opposer le système marchand et monétaire à l'autarcie. On peut tout à fait échanger au sein d'un système autarcique... gratuitement, par exemple.
Imagine une communauté autarcique. Une personne vient de l'extérieur avec un don. Est-ce que ce don, aussi important soit-il, remet l'autarcie de cette communauté en question ?
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Rakshasa
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PM, sérieusement ça regarde qui les AMAP ? Je suis au rmi couple avec un enfant, et je peux t'assurer que je suis allé il y a deux semaines à l'AMAP près de chez moi. On ne se nourrit pas quand on est pauvre en achetant à l'AMAP. Je ne dis pas que cela est cher, pas plus qu'en grande surface, mais il y a énormément de gens dans ma situation qui ne vont ni aux AMAP, ni en grande surface parce qu'ils doivent se rabattre sur les discounts ou par "chance" s'il y en a les marchés qui sont resté populaires, où l'on trouve des produits arrivant dans les cinq jours en date de péremption. Sinon, c'est la récup et autre système D. Les 6 yaourts de l'AMAP à 1€70 ne font pas le poid face aux 12 à 1€50. L'idée du non-marchand et de l'autonomie, ce n'est pas juste pour faire beau, c'est parce que les alternatives présentées aujourd'hui comme telles ne concernent qu'un certain niveau de revenu. J'ai travaillé dans le bio pendant (ça va finir parse savoir). C'est bien beau, c'est bon, c'est bio ! comme dirait l'autre mais la consommation de ces produits ça concerne qui ? Les sandwiches bio de Millau à plus de 3€ le casse-dalle, tu crois que c'était qui qui se les payaient. Dis-moi honnêtement si tu vois beaucoup de pauvre dans les AMAP. Nous on s'est senti généEs, parce que quelqu'un nous expliquait gentiment le fonctionnement "vertueux" de l'AMAP (et même qu'on peut commander à l'avance à ses braves producteurs), mais qu'à chaque stand en voyant les prix nos yeux se croisaient paniqués. On s'est vite cassé, on n'étaient pas à notre place, c'était pas pour nous l'AMAP ! Et crois bien que cela n'a rien à voir avec une pureté théorique ! Dans la zone de gratuité dans laquelle nous allons, nous nous habillons, dans nos jardins autogérés nous nous nourriçons, dans les ateliers nous réparons, dans les bibliothèques que nous organisons nous apprenons. Il n'y a aucune "pureté théorique", là dedans, juste une réponse réellement alternative à nos besoins.
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Rakshasa
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Bourré de faute mon post...
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Rakshasa
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J'enchaîne pour préciser. Les pratiques de gratuité ne sont pas plus individualistes que l'alter-marchand (AMAP), c'est une question de revenu. La gratuité c'est même bien plus que cela, puisque c'est une forme de distribution destructrice de l'économie d'échange. On voit bien cela même avec les bibliothèques municipales dont les autorités voulaient rendre payants les prêts, parce qu'elles étaient un manque à gagner pour le business du livre et du disque. Les pratiques autogestionnaires sont bien un changement des rapports sociaux et une manière alternative de pratiquer le pouvoir (la décision) en société. D'ailleurs, les AMAP sont-elles autogérées ? Y pratique-t'on la démocratie directe ? Si non, pourquoi ?
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Takpi
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autarcie et échanges pas du tout contradictoire. C' est ce que vivent tous les jours les 20 000 Yanomami. Jacques Lizot qui y a passé 23 ans a constaté que ces gens on un idéal d' autarcie : chaque famille est autarcique, mais en même temps, ce sont des acharnés de l' échange. Ils n' arrêtent pas de se donner des trucs. Et cela se traduit même dans l' intimité de l' analyse linguistiques des mots. Ils sont formés de constituants signifiant "échange". Tout est fait pour tisser du lien social...
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satya
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Bourré de faute mon post...
pas grave pour les fautes ;)) mais je veux juste ajouter que je suis entièrement d'accord avec toi en ce qui concerne les amap qui de fait de sont pas adaptées pour les "pauvres". tu as raison sur ce que tu dis et fais, malheureusement pour beaucoup il y a justement un déracinement et un isolement qui fait qu'il est très difficile de pouvoir s'organiser. avec la chasse aux pauvres actuelle en plus, je dirais que du coup, les gens se planquent encore plus qu'avant ce qui n'aide pas à l'organisation collective constructive dans l'échange .. bon courage et bonne journée :)
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Patrick MIGNARD
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Bon
OK, on va pas pinailler sur les termes mais si j’échange c’est que j’ai
besoin donc je ne suis pas autosuffisant sur ce qui fait l’objet de l’échange.
Soit ! C’est vrai que la Terre est en situation d’autarcie… du moins
jusqu’à présent. L’important est de reconnaître que quoi que l’on fasse, quelle que soit la méthode d’organisation,
il y aura toujours échange entre
les structures… Ce qui veut dire que se pose, et se posera, la question des termes
de l’échange… Or c’est là je pense où nous divergeons.
Hormis
le don qui est une pratique, un acte limité et à coup sûr inenvisageable à
court et moyen terme dans notre société, les termes de l’échange vont faire
apparaître ou réapparaître, ou maintenir, la monnaie ou ce qui en tient
lieu. Je pense cela inévitable. C’est ce qui me fait dire que la monnaie est
incontournable dans une société humaine développée dans laquelle règne une
division du travail… à fortiori entre collectivités autonomes… et ce n’est pas
des cas particuliers de sociétés peu développées (ce qui n’est en rien
péjoratif) qui fonctionnent différemment qui y changeront quoi que ce soit… du
moins dans le moyen terme. Vouloir plaquer artificiellement une réalité
différente sur nos sociétés serait une erreur fondamentale qui ne pourrait
qu’aboutir à une catastrophe.
Faire
fonctionner une monnaie n’est pas à mes yeux reproduire le système
capitalisme. La monnaie n’est pas le moteur du système, elle n’en est qu’un
élément, un instrument.
Ce
qui fonde le système capitalisme c’est un rapport social fondé sur l’exploitation
de la force de travail et sa marchandisation. La monnaie n’est que
la partie visible mais pas l’élément fondamental du système. Je pense que la
monnaie peut être un instrument efficace et commode de l’échange. S’il y a
dérive, ce qui est toujours possible évidemment, ce n’est pas la monnaie qui en
est la cause, mais le rapport social qui la soutend.
Je
crains que ceux là même qui s’en prennent, à juste titre à la fétichisation de
la marchandise, se laissent abuser et succombent à une forme de fétichisation
de la monnaie en l’accablant de maux dont elle n’est finalement pas la cause.
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Patrick MIGNARD
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J’entends
bien ce que tu dis Rakshasa….mais je crains que les choses ne soient pas aussi
simples.
En
effet, les formes alternatives qui apparaissent aujourd’hui ne se font
pas selon un modèle unique, un modèle théorique qui serait sensé, à la fois
dépasser le capitalisme et répondre aux aspirations de celles et ceux qui
voudraient une société fondée sur la solidarité et l’égalité. .. je suis le
premier à le regretter mais c’est ainsi !... et je pense que ça correspond
à ce qu’est fondamentalement l’individu humain façonné par plusieurs
millénaires de civilisation.
Certes,
les AMAP et CUMA représentent à la fois des éléments de la décadence du système
capitaliste et des espoirs et perspectives d’avenir pour des rapports sociaux
d’une autre nature… Ce ne sont certainement pas des structures achevées, mais
en devenir.
Qui
peut prétendre construire une structure achevée suivant un modèle théorique
préétabli et à tant que faire,… idéal ???
Qui
a le fil précis, le plan achevé de la construction du monde nouveau ?
Méfions
nous des principes et vérités tout faits.
Tu
dis que les AMAP ne sont pas faites pour les pauvres… c’est vrai, elles ne sont
pas faites pour cela… Il n’empêche qu’elles constituent une tentative de
constitution d’une nouvelle relation entre producteurs et consommateurs, un
autre rapport à la bouffe, à l’agriculture, au rapport de l’homme à la terre…
et qu’à ces titres elles méritent attention et soutien.
Faut-il
absolument mettre en place des structures qui répondent aux besoins des plus
pauvres ? La question mérite d’être posée.
La
réponse n’est pas simple et est, en fait donnée par la réalité sociale : c’est
un fait que les structures alternatives ne sont pas automatiquement faites pour
les pauvres,… ce qui ne veut pas dire qu’il faille rejeter toute structure qui
ne correspondrait pas à cet impératif… La réalité est multiple et ne peut se
résumer qu’à un seul schéma, et vouloir les y réduire n’est certainement la
meilleure manière de faire avancer les choses, mais au contraire d’alimenter
des polémiques stériles.
La
coordination, la fédération, l’échange entre toutes ces structures est par
contre la garantie d’avancer dans le même sens.
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satya
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Ce
qui fonde le système capitalisme c’est un rapport social fondé sur l’exploitation
de la force de travail et sa marchandisation.
non: pour moi le système capitaliste ce n'est pas un rapport social mais c'est basiquement l'exploitation de l'homme par l'homme qui se créé un capital au travers de cette exploitation. le rapport social n'est apparu qu'ensuite car certains exploités se sont révoltés. l'exploitation humaine n'a en soi rien de social. je sais, je sais, juste une question de terminologies.
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la luciola
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"Faut-il
absolument mettre en place des structures qui répondent aux besoins des plus
pauvres ? La question mérite d’être posée." Patrick Mignard, il y a sur ce forum des pauvres qui s'organisent et qui n'ont pas besoin que des "plus riches" se posent la question de savoir si ils doivent nous faire la charité ou non.
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Patrick MIGNARD
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La Luciola, tu as une conception
bien particulière du dialogue qui consiste à dire « les pauvres savent
ce qu’ils ont à faire, foutez leur la paix vous qui avez les moyens » …
ce qui peut s’interpréter aussi comme « les riches faites vos affaires
et foutez la paix aux pauvres ! ».
Alors là bravo, je vois que
tu fais avancer considérablement le débat. Tu aurait pu dire aussi « Les
capitalistes font leurs petites et grandes affaires, finalement ça les regarde
et qu’on leur foute la paix ! ».
Désolé mais c’est du n’importe
quoi ! Non, plutôt du mauvais populisme misérabiliste.
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Rakshasa
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Non, Patrick, je pense que tu inverses les discours. La séparation
entre riches et pauvres, c'est toi qui la fait par cette question:
"Faut-il
absolument mettre en place des structures qui répondent aux besoins des plus
pauvres ? La question mérite d’être posée."
La Luciola ne fait que te renvoyer le mépris des pauvres que cette question contient. Je m'explique.
Tu nous dis que nos pratiques sont fermées, or tu conviens, suite à mes
propos, que les "alternatives" auxquelles tu participes ne sont
effectivement pas faites pour les pauvres. Ce qui m'amène à penser que
ce ne sont nullement des alternatives, mais des versions "light" ou
"alter" du système marchand, qui ne changent en rien les rapports
sociaux, puisqu'elles participent encore et encore d'un système
hiérarchisé où les faibles n'ont pas leur place ni leur mot à dire.
Ce que nous proposons comme alternatives, se situe bien au-delà de
cette barrière riche/pauvre, tout le monde peut y agir, quelque soit
les moyens puisqu'il y a collectivisation des moyens, principalement
ceux répondant aux nécessités. De plus, le pouvoir que détient chaque
individu est indépendant de ses ressources ou revenus et autant les
pauvres que les aisés (il y en a), ont même voix au chapître et
surtout, surtout, des intérêts commun à la réalisation de ces
alternatives.
"Qui
peut prétendre construire une structure achevée suivant un modèle théorique
préétabli et à tant que faire,… idéal ???
Qui
a le fil précis, le plan achevé de la construction du monde nouveau ?
Méfions
nous des principes et vérités tout faits."
Tes modèles d'organisation de la consommation, ne sont pas moins
parachutés par la théorie, et là encore je pense que tu inverses les
rôles, en oubliant que ce que nous proposons, est une réponse aux
nécessités, ce qui est réellement plus discutable pour les AMAP par
exemple.
"En
effet, les formes alternatives qui apparaissent aujourd’hui ne se font
pas selon un modèle unique, un modèle théorique qui serait sensé, à la fois
dépasser le capitalisme et répondre aux aspirations de celles et ceux qui
voudraient une société fondée sur la solidarité et l’égalité. .. je suis le
premier à le regretter mais c’est ainsi !."
C'est ici déjà, un aveu d'échec quant à la capacité de ces alternatives
à répondre à deux rapports sociaux cruellement capitalistes:
l'isolement et l'inégalité. Ce que nous proposons, c'est la réalisation
maintenant d'alternatives solidaires et égalitaires. Je dirais que tes
regrets ne révèlent que l'impasse dans laquelle tu te trouves, et cela
si je peux me permettre, c'est parce que justement tu balayes un peu
vite d'un revers de main, l'autogestion et le non-marchand.
Parce qu'il y a pour l'instant
plus de capital et de biens matériels dans le milieu
alter-marchand-paysan dans lequel tu sembles évoluer, que dans le
milieu dans lequel nous évoluons, celui des structures non-marchandes
et autogérées, tu t'imagines que tu es plus ancré dans le réel que
nous. C'est un tort, tu es juste plus ancré dans le système marchand
capitaliste qui existe comme modèle total . Tu es juste plus ancré dans la pratique de rapports sociaux tout ce qu'il y a de plus traditionnels, et pas du tout alternatifs, des rapports sociaux de hiérarchie. Voilà ce que l'on peut analyser de ta situation et des alternatives marchandes que tu proposes.
"Ce
qui fonde le système capitalisme c’est un rapport social fondé sur l’exploitation
de la force de travail et sa marchandisation." Dans les "alternatives" que tu proposes il n'y a ni rupture avec l'exploitation, ni avec la marchandisation. Le rapport social qui y est produit n'est qu'une maigre variation sur le spectre des rapports sociaux induits par le capitalisme. Aucun changement réel.
Enfin, tu n'as pas répondu à une question. Je me permet de la poser à nouveau. Les AMAP sont-elles autogérées ? Y pratique-t'on la démocratie directe ? Si non, pourquoi ?
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satya
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Luciola: "Faut-il
absolument mettre en place des structures qui répondent aux besoins des plus
pauvres ? La question mérite d’être posée." Patrick
Mignard, il y a sur ce forum des pauvres qui s'organisent et qui n'ont
pas besoin que des "plus riches" se posent la question de savoir si ils
doivent nous faire la charité ou non.
Patrick Mignard: La Luciola, tu as une conception
bien particulière du dialogue qui consiste à dire « les pauvres savent
ce qu’ils ont à faire, foutez leur la paix vous qui avez les moyens » …
ce qui peut s’interpréter aussi comme « les riches faites vos affaires
et foutez la paix aux pauvres ! » .Alors là bravo, je vois que
tu fais avancer considérablement le débat. Tu aurait pu dire aussi « Les
capitalistes font leurs petites et grandes affaires, finalement ça les regarde
et qu’on leur foute la paix ! ». Désolé mais c’est du n’importe
quoi ! Non, plutôt du mauvais populisme misérabiliste. non, patrick tu te trompes lourdement ! et au contraire tu n'as même pas conscience de ce que ta première question peut avoir de paternaliste petit bourgeois condéscendant; insultant et qui de plus considère qu'il doit penser pour les autres !! les pauvres ne sont pas des imbécilles incompétents irresponsables incapables de faire des analyses ou de créer des modes de vies.
luciola a raison de réagir, ce sont les pauvres eux mêmes qui en s'organisant vont trouver les solutions adaptées et efficaces qui vont leur permettre de vivre alors que la société actuelle y compris les alter marchands les expulse et les détruits. je sais bien que pour beaucoup de nantis ou de petits bourgeois, il est inconcevable que d'autres choses soient construites hors de leur compréhension, que les révolutions sont faites selon eux uniquement par les bourgeois et pas par les pauvres. la pensée que les pauvres sont incapables de penser, créer, d'avoir des opinions politiques constructrices et intelligentes est répandue dans certains milieus car les pauvres il est bien connu sont incapables de voir plus loin que le bout de leur nez ou sombrent dans leur émotionnel et leur non objectivité; comme si on ne pouvait pas avoir le ventre vide et penser en même temps. (...). je dégage.
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Patrick MIGNARD
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Considérant que cette discussion prend une tournure malsaine, vous me permettrez de m'en retirer.
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satya
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(...)
Rakshasa a exprimé (...) les mêmes éléments que les miens d'une façon posée, et il t'a également demandé une réponse à une question à laquelle tu n'as toujours pas répondue. d'habitude quand je dis que je dégage, je le fais vraiment, là je ne reviens que pour te dire que la moindre des choses que tu pourrais faire c'est de lui répondre. (...), j'évite en général tes articles et tes messages car je respecte ton espace d'expression et je sais que des personnes n'ont encore pas lu ce genre de propos; il n'empêche que si tu essaies d'être un minimum honnête avec toi même tu devrais cependant reconnaitre que tes analyses sont répétitives depuis pas mal d'années et que tu n'avances absolument pas d'un pouce. (...). bon maintenant je dégage vraiment. salut.
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Anonyme
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C'est justement quand Patrick dit "Faut-il
absolument mettre en place des structures qui répondent aux besoins des plus
pauvres ? La question mérite d’être posée." qu 'il veut sortir (lui aussi) de la logique barrière riche/pauvre non ? (??)
Les commentaires sur ce site sont presque tout le temps un concours de polémique, on joue sur les mots pour déclencher des discussions à quid pro quo interminable. Par exemple ici on reprend le vocabulaire de Mignard pour le re-idéaliser ("non pour moi le capitalisme c'est tatatitata"), par là on lui tombe dessus directement en balaçant un bon premier commentaire du genre "décevant, comme d'habitude". On fait semblant de pas comprendre et on accuse à la condescendance, tout le monde accuse tout le monde d'être petit bourgeois... Je passe les types qui se surveillent dans les commentaires pour s'aboyer dessus à la première occasion, là où dans une situation non-virtuelle ils auraient fait preuve d'un peu plus de courtoisie pour échanger leurs opinions et/ou points de vue. Les discussions tournent en rond en permanence, et sont épuisantes (à lire et à écrire), alors pas surprenant qu'on "botte en touche", parce que ya des gens qui ont autre chose à fouttre à la fin !
(...) C'est désespérant.
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Rakshasa
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Les trolls anonymes qui viennent
pigner et traiter tout le monde de connards et d'incapables peuvent
aller saliver plus loin merci. Ne les nourrissez pas, svp, merci.
Donc, je reprend, puisque le débat était intéressant, on creusait les positions des unEs et des autres, par un travail de sape, (justifié ou non, avec intention de nuire ou non, ça l'histoire ne nous le dis pas pour l'instant), initié par Patrick Mignard, à l'encontre des alternatives autogestionnaires et non-marchandes au profit des structures que j'appelle alter-marchandes. Je propose (et d'autres avec moi) les premières et PM propose les secondes. PM recevait une volée de plomb quand à sa question: " Faut-il
absolument mettre en place des structures qui répondent aux besoins des plus
pauvres ? La question mérite d’être posée." Non cette question ne mérite pas d'être posée. Quand on veut changer les rapports sociaux il est tellement évident que l'on met en place des structures, avec les pauvres aussi, qui répondent aux besoins de tout le monde. On ne commence pas à se poser la question quand on prétend déjà oeuvrer dans "l'alternatif". Ces questions, on se les ait posé avant.
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libertad
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Je regrette que les participant de cette discussion ne s'astreignent pas à une certaine discipline dans leurs commentaires. Je tiens à rappeller que les attaques personnes sont assez désagréables et pénibles, il est toujours possible de critiquer les idées mais de distinguer les personnes. Alors qu'un dialogue tout à fait intéresant sur les alternatives s'engageaient, je m'étonne que des divisions commencent déjà à s'exprimer entre ceux qui sont les plus ceci ou celà. Pourquoi devrait-il y avoir les AMAP d'un côté et les pratiques non marchandes et autogistionnaires de l'autre ? Faut-il déjà établir des camps retranchés ? Certe dans le milieu paysan se pose la question de l'exploitation des salariés ( lorsqu'il y en a mais il n'y en pas toujours ) mais faut-il pour autant condamner les AMAP ? J'invite tout le monde à dialoguer et pas à s'invectiver. J'ai enlevé dans les posts de Satya les propos qui constituaient des attaques personnelles contre Patrick et qui n'ont pas lieu de figurer ici. On peut ne pas partager les analyse de Patrick, sur son analyse de la gauche de la gauche, sans le viser par des considérations sur sa personne. Il est de l'intérêt de tous que cette page serve de support à des échanges sur les alternatives et pas de champ clos à des discussions stériles.
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Anonyme
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Pardon je pensais avoir signé (franchement), mais enfin peu importe j'ai du posté deux ou trois fois.
Pour ce qui est des incapables, j'aurais du dire "nous", je peux m'inclure dedans. Connards aussi finalement puisque je ne fais pas preuve à mon tour de la courtoisie qui serait souhaitable. Pour ce qui est du troll, désolé, mais ça fait bien longtemps qu'il est lancé et quasi permanent ici.
Pour ce qui est des pauvres il n'y pas contradiciton entre ce qu'il dit et ce que tu dis. Sturctures POUR les pauvres = caritatif Structures AVEC les pauvres = alternative (avec ou sans monnaie, de toute façon même sans sa forme argent, elle finira pas ré-apparaître).
Mais sinon tu as sans doute raison, Mignard fait un travail de sappe, de même que Jean Zin est un alter-libéral qui se soulage la conscience, Avec ça, la discussion va rester calme, c'est certain. (va au moins lire ces textes, tu seras sans doute d'accord avec rien, mais ya quand même une belle masse de travail -mince c'est un mot tabou ça-, et vu sa précarité je vois pas ce qu'il a à soulager).
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Saceirdoth
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oops, à nouveau j'ai pas signé, encore désolé. donc c'était moi l'anonyme par deux fois juste avant, ça participe pas à la clarté du fil, j'en conviens
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Rakshasa
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Donc , puisque les derniers ne semblent pas avoir lu le post à l'origine du débat, il vient de PM et je le repost: "Désolé de jeter un froid dans ce sympathique débat mais je
ne pense pas que la solution soit de « prendre le maquis économique »,
encore moins de faire des « colonies alternatives ». C’est
vrai que la tentation est forte de « quitter » le système en se
faisant des « bulles autonomes et/ou autogérées »… Or on sait très
bien que cela, à terme, ne marche pas… à moins d’avoir la démarche de se « démerder
seuls pendant le temps que ça durera »… Je n’appelle pas cela un
projet politique mais un projet individuel… ce qui est parfaitement honorable
au demeurant.
Quand je parle d’ « alternative » c’est
à un niveau social que je me place, c'est-à-dire des structures, non pas
repliées sur elles mêmes, mais au contraire ouvertes… certes avec tous les
risques de dénaturation, perversion et récupération, mais c’est à ce prix que l’on
pourra changer les rapports sociaux et no les simples rapports individuels
entre quelques personnes. Une telle démarche est évidemment beaucoup plus compliquée à
faire vivre et à développer que l’autarcie d’une structure… L’important est de
savoir ce que l’on veut !" Ici, PM nous dis que de toute manière on sait (lui sait mieux apparemment) que l'autogestion et le non-marchand ça ne marche pas. Il attaque particulièrement l'appel en disant texto, alors que les gens s'organisent déjà, et d'ailleurs bien avant l'appel, que pour lui ce n'est pas la solution. Et plus loin, il nous sert ses AMAP et CUMA comme alternatives. Je lui explique que ces structures ne peuvent concerner que certaines personnes au budget confortable (je parle par expérience), ce dont il convient. Et lui nous sert, que nous sommes dans de la "pureté théorique" et se demande s'il faut créer des structures pour les pauvres. Nous lui disons qu'il faut créer des alternatives accessibles à toutes et tous, avec toutes et tous, ainsi que l'autogestion, la démocratie directe et la gratuité sont les pistes les plus sérieuses que nous retenons. Il nous dit qu'il veut changer les rapports sociaux, nous lui répondons qu'il ne le fera pas avec de l'alter-marchand. J'ai argumenté très respectueusement, je n'ai reçu aucune réponse autre que des minimisations du type "ce n'est pas aussi simple que cela", "attention aux modèles théoriques préétabli", "méfions nous des principes et vérités tout fait". Mais PM, il y a déjà aujourd'hui des structures qui fonctionnent très bien en autogestion et d'autres qui font du non-marchand ! Comment faut-il te l'expliquer ? Et qui plus est, ces structures sont bien plus ouvertes que tous les AMAP du monde car il n'y a aucune discrimination.
Alors qu'il réponde: "en quoi les rapports sociaux sont-ils changés avec les pratiques soi-disantes "alternatives" que tu proposes ?"
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ibubolo
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ce que je remarque de positif dans tout cela, c'est une claire ligne de partage des eaux.
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ibubolo
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Libertad: "Il est de l'intérêt de tous que cette page serve de support à des
échanges sur les alternatives et pas de champ clos à des discussions
stériles."
"Non l'appel ne me pose aucun problème, par contre la polémique qui
s'est greffé dessus m'est apparue inutile et même contre productive."
Patrick: "Désolé de jeter un froid dans ce sympathique débat mais je
ne pense pas que la solution soit de « prendre le maquis économique »,
encore moins de faire des « colonies alternatives ». C’est
vrai que la tentation est forte de « quitter » le système en se
faisant des « bulles autonomes et/ou autogérées »… Or on sait très
bien que cela, à terme, ne marche pas… "
------------------------------------------------fin de polémique-------------------------------------------------------
Au fil des discussions que j'ai autour de moi, et que je peux suivre sur l'endehors, il se distingue deux types de vision ; d'un côté les personnes qui voyent l'alternative comme un plus (réforme), une amélioration de leur mode de vie, et de l'autre, des personnes qui voyent l'alternative comme un autre départ, un autre mode de vie que le précédent, un avant, et un après (révolution).
Il y en a qui veulent pratiquer l'autogestion comme un loisir, pendant leur temps libre, et il y en a d'autre qui veulent gérer eux-même les différents aspects de leur vie, au quotidien.
Ma démarche n'est pas de délimiter des camps pour les opposer dans un conflit quelconque, mais plutôt de clarifier les choses.
Quand une personne qui a une place durable et confortable dans cette société parle d'alternative avec une personne qui n'a rien et ne souhaite pas prendre part à la ronde macabre, ces deux personnes ne parlent pas de la même chose... à moins que ?
Les premières inégalités sociales à éliminer sont celles qui séparent les anarchistes et autres révolutionnaires ! Ici et maintenant.
Partageons nos revenus, nos ressources, nos logements, nos jardins, nos lits !
ou veuillez cesser définitivement cette propagande stérile puisque personne ne se l'applique ; dans les orgas, c'est chacun chez soi...
En avant, c'est reculer que d'être stationnaires !
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Chiendent
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J'abonde en ton sens, libertad
et d'ailleurs, ça m'emmerde, mais j'ai pas grand'chose d'autre à rajouter au sujet de cette "ligne de démarcation"...
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ibubolo
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je me répète, mais je pense que la priorité absolue est l'abolition des inégalités sociales entre anarchistes, pour commencer... on attend quand même pas un nouvel état pour abolir la hiérarchie ?
Chaque groupe anar doit pouvoir fournir logement et nourriture à ses membre, on ne pas être.
A quoi cela sert-il de se rassembler si nous ne pouvons pas assumer les minimum de la cohésion sociale entre nous ; le partage des besoins de leur satisfaction ?
Chaque groupe anarchiste doit au plus vite se munir de lieux durables, de moyens de production et s'associer à d'autre pour bâtir la société anarchiste ; en dehors de cela, il n'y a d'alternatives que sur le papier.
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Javier
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Très septique.. Depuis 200 ans il y a eu une extraordinaire augmentation de la richesse par habitant jamais connu jusque la. Cela coincide avec le développement du captilisme. Je comprends qu'il y est du superflu aujourd'hui, mais si l'on etait capable de produire suffisamment et distribuer de maniere egalitaire aujourd'hui, dans le cadre anarchiste, ce serait grace a l'accumulation de capital physique et humain qu'a engendré le capitalisme. L'autogestion et le principe paralyzateur de la democratie a tout pris me font douter.
Quand à l'idée du don, donner plus a ceux qui veulent, il faut avoir sacrement confiance en l'homme pour pas qu'il n'y ait d'abus..
J'attends des reponses precises..
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ibubolo
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tu attends des réponses précises à quoi ?
Sinon, pour ton accumulation de richesse et patati et patata, tout dépend du niveau de vie que l'on vise... Si tu fais le tri dans la production capitaliste, combien de choses sont vraiment utiles ? les armes ? la publicité ? les loisirs ? les jouets en plastique ? la nourriture sous cellophane ?
De plus une majeure partie est produite non pas par utilité ou besoin, mais pour être vendu, pour créer une valeur abstraite...
Donc, c'est à toi de répondre précisement, que ne pourrions-nous produire que le capitalisme fait déjà ?
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Rakshasa
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"Depuis 200 ans il y a eu une extraordinaire augmentation de la richesse
par habitant jamais connu jusque la. Cela coincide avec le
développement du captilisme." Oui en 200 ans, la richesse par habitant s'est accrue en même temps que les inégalités dans la répartition. La population mondiale produit de plus en plus de richesses qui en rapport se concentrent dans les mains d'un nombre de plus en plus petit. A qui profite le crime ?
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Javier
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Je voulais juste savoir si vous remettiez en cause la relation capitalisme-croissance de la production par habitant. Savoir ce qui est utile, c'est important. Et il y a quelque chose qui d'interessant a ce propos. Le telephone portable n'etait-il pas considéré superflu lorsqu'il est sorti. Aujourd'hui c'est une necessité. Evidemment, il y a des irréductibles mais l'immense majorité des gens le considère comme cela. Les exemples comme le telephone portable sont nombreux. En ce qui concerne les inégalités, il y a plusieurs manière de les voir. Les inégalités en soit ne sont pas un problème. Le problème c'est à quel niveau sont les pauvres ? S'ils arrivent a satisfaire leur besoin basiques ou non ? Je vous invite a regarder les chiffres de la pauvreté (nottament extrême) dans le monde et leur evolution.
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Takpi
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JAVIER est totalement à côté de la plaque. Il a complètement intégré mentalement les pseudo "évidences" de la société du spectacle, de la société de la marchandisation généralisée. Je suis effrayé par le degré zéro de sa réflexion : ce Javier "débarque" vraiment ! Il croit aux "richesses produites", et en cela aux "bienfaits" du capitalisme, avec la même naïveté que Marx et Engels, en 1840, lesquels saluaient les colonisations (Inde, Algérie, partie mexicaine des Etats-Unis alors en voie d' être reprise par les colons anglo-saxons, admirés par Engels pour leur supériorité du fait de leur capitalisme et ses conséquences au niveau industrialisation). A peine la dernière connerie de la société de consommation, grâce à la pub, se banalise chez les abrutis, drogués par la télévision et approvisionnés en électricité par le réseau électro- nucléaire d' EDF, tel ce gadjet inutile, le téléphone portable, que JAVIER sombre dans l' addiction face à cette nouvelle drogue ! A qui le tour ? Je suis sûr qu' il gobera avec la même naïveté la prochaine invention débile proposée par une nouvelle campagne de pub éhontée ! C' est nouveau donc c' est bon. Je me moque totalement de cette production soit disant 200 fois "supérieures", ce sont des données pour cancres formés à HEC, Sciences Po, ou l' ENA, une approche uniquement économiciste et parcellaire. Il devrait lire tous les textes qui abondent sur le site de "decroissance.info", ou les livres de Serge Latouche, Majjid Rahnema, Gilbert Rist, Sachs et Esteva sur "Des ruines du développement", ou Helena Norbert-Hodge, sur comment le développement a apporté la pauvreté au Ladakh, pour sortir de son imaginaire de beauf basique occidental, jamais sorti de son ethnocentrisme ! C' est la première fois que je vois sur ce site des propos aussi arriérés, aussi formatés par le monde de l' affairisme et du productivisme. Je sais juste que ce monde 200 fois "supérieur" va nous mener 200 fois plus vite à la mort globale de l' espèce humaine, en rendant cette planète invivable pour toutes les espèces dites supérieures, car les bactéries, elles, elles s'en tireront sans gros problèmes . Voir toutes les études sur la Sixième extinction massive des espèces, dont le processus écocidaire est hélas commencé... Je sais qu' un Yanomami, pour 1 calorie investie dans ses travaux de jardinage en Amazonie, en récolte 18 au niveau de la récolte au bout du processus productif. Un céréaliculteur beauceron moderne, quand il investi 1 calorie, n' en récolte que deux virgule deux, au bout ! Et le rendement est négatif s' il s' agit d' un élevage moderne, en comptant tout ce qui est en amont (input), et en le comparant à ce qu' on obtient à la fin, à la sortie de l' abattoir. Eh oui, il faut comprendre l' ensemble de la chaîne, voir tous les tenants et aboutissants, et c' est justement pour cela que globalement, du fait de la carrying capacity, ou de "l'empreinte écologique" comme on dit depuis la nouvelle façon imagée mise au point par des canadiens, donc globalement, le mode de vie occidental et industriel est bien trop gourmand en "input", en énergie, tonnes de matières premières (mines qui vont partout s 'épuiser), et il n' a aucun avenir de ce simple fait. Comment est-il possible qu' il existe encore des gens pourtant proche des courants anars, qui ignorent encore tout de l' aspect illusoire de la société industrielle, capitaliste ou non ? L' info existe depuis longtemps poutant ! Le livre de Fairfield Osborn depuis 1949, chez Payot, celui de Rachel Carson traduit par Plon un an après sa sortie en 1962, le numéro du Courrier de l' Unesco sur la planète en péril, sorti en janvier 1969, pour alerter l' opinion publique suite au Premier Congrès International sur la situation catastrophique de la Biosphère, organisé à l' Unesco en septembre 1968... Et depuis, tout n' a fait que s' aggraver, confirmant ce qu' avaient vu Ellul et Charbonneau dès les années Trente ! Au moins, Javier, lis "La tyrannie technologique", ed L' Echappée, sorti en mai 2007, et présenté sur ce site, tu y trouveras d'ailleurs là un chapitre sur les téléphones portables, p.149, écrit par les militants géniaux de Grenoble, PMO, dont je te conseille sur leur site www.piecesetmaindoeuvre.com leur article de février 2007 sur les nanoneurotechnologies Et de Michel Albercanti=Sous l' oeil des puces. La RFID et la démocratie . Actes Sud, mars 2007 Et de Michel Tibon-Cornillot= Le triomphe des bactéries. Ed. Milo 2007 Et en vrac les écrits récents de Jean Pierre Berlan, Claude Bourguignon, Hervé Kempf, Jean Paul Besset, Gilles-Eric Séralini, Dominique Belpomme, François Veillerette et Fabrice Nicolino; André Cicolella, Alain Gras... Enfin, au cas où la lecture ne serait pas ton truc, tu peux regarder le documentaire de Jean DRUON = ALERTE A BABYLONE, 95 mn, 2005, obtenable via "Voir et Agir" http://www.voiretagir.com/fiche_film.php?id=28 On vient de me signaler aussi un article de l' INED qui démontre que depuis 2500 ans, l' espérance de vie n'a pas notablement évoluée. Chez les Anciens Grecs, les vieux mouraient au même âge que de nos jours. Et Claude Aubert vient de publier un livre sur la baisse actuelle de l' espérance de vie dans les pays "riches", du fait de l' environnement de plus en plus pollué (air, eau, alimentation, etc ...). Ce qui anéantit l' argumentation classique des fanatiques du progrès, genre Claude Allègre, car ces gens démontrent toujours la supériorité de notre civilisation en donnant des arguments qui tournent autour de la médecine. Normalement la médecine sert à aider à vivre. Mais comme la résultante de tout ce système est de mener à une biosphère invivable, qui nous fera tous crever, drôle de médecine ! .
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Javier
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Au fait tu utilises quoi pour difuser tes idées ?.. INternet, ca aussi c'est du superflu ? Le problème c qu'est ce qui n'est pas superflu ? Tu as une règle ? Je préfère que les individus choisissent.. Evidemment, tu defendras la theorie de la conspiration comme quoi l'homme est controlé par les forces capitalistes et le marketing.. Je n'y crois pas..
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Javier
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Au fait, merci pour tous les liens, surement utiles qui me permettront de développer mon esprit critique sur le capitalisme.
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Takpi
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est-ce qu' il y aura un atelier "prendre le maquis économique" aux journées des Amis de SILENCE début août dans le Tarn et Garonne ? sinon, où, à quelle autre occasion ?
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Anonyme
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" Un céréaliculteur beauceron moderne, quand il investi
1 calorie, n' en récolte que deux virgule deux, au bout ! Et le rendement
est négatif s' il s' agit d' un élevage moderne, en comptant tout ce qui est en
amont (input), et en le comparant à ce qu' on obtient à la fin, à la sortie de
l' abattoir. "
Merci pour ce rappel concernant la pseudo "efficacité" de
l'agro-industrie capitaliste (privée ou d'état).
J'avais eu sous la main des données concernant le ratio "calorique"
pour l'agriculture canadienne et américaine (tous secteurs confondus) et
c'était pire: le ratio était négatif. Je vais essayer de retrouver les données.
Idem quand on regarde l'efficacité énergétique d'une centrale nucléaire
comparativement à disons une centrale hydro-électrique ou à des éoliennes
industrielles. Le nucléaire est non seulement criminel et suicidaire, il est
inefficace. (Maintenant pour les alternatives, je ne fais pas l'apologie de
l'éolien ou du solaire industriel il est clair qu'il faut que les pays
occidentaux aillent vers la décroissance pas simplement remplacer l'industrie
nucléaire par l'industrie éolienne, ce qui veut dire réduction massive de la
consommation d'énergie.)
"comment le développement a apporté la pauvreté au Ladakh, pour sortir de
son imaginaire de beauf basique occidental, jamais sorti de son
ethnocentrisme !"
Et puisqu'on glisse vers l'histoire et les dimensions (néo)coloniales de l'aliénation techno-économique et des alternatives, quelques autres bouquins à conseiller aux
gens comme Javier:
Le bouquin de Chomsky "L'an 501 la conquête continue", à faire
circuler, qui rappelle que le capitalisme, les révolutions industrielles
occidentales sont fondés sur le pillage systématique, la destruction des
économies indigènes et le génocide. Le cas du bangladesh ou de l'Inde sont
assez bien détaillés. Tout le reste n'est que bouillie de manuel scolaire ou
discours négationnistes.
Sur la colonisation des amériques l'incontournable ouvrage historique de Ward
Churchill
Sur la néocolonisation de l'inde aujourd'hui, les liens entre destruction du
social et montée des fondamentalistes, sur la dimension patriarcale et
militariste de l'agro-industrie, sur la guerre à la biodiversité et le
terrorisme économique du "développement" avec nombreuses données
chiffrées, tableaux et emphase sur l'agriculture mais aussi retours historiques
et réflexions voir l'excellent "India divided" de Vandana Shiva
(www.sevenstories.com), l’auteur aborde une quantité incroyable d’aspects de la
guerre menée à l’agriculture indienne dans un condensé de 200 pages, malheureusement
en conclusion, Shiva propose des "solutions" assez vagues ou réformistes.
Bouquin introuvable usagé en France, en dehors de petits cercles
anticolonialistes et indigènes... Dispo en angleterre.
Quelques citations éclairantes sur le "miracle capitaliste et
industriel" dans l'Inde néocoloniale:
"Au punjab, les dépenses de pesticides pour le coton ont augmentés,
passant de 99 Rs par acre en 1972-73 à 5934 Rs par acre en 1996-97, une
augmentation de 6000 pourcent. Depuis que les politiques de libéralisation du
commerce ont été introduites il y a 10 ans, l'usage de pesticide à presque
doublé. Les coûts globaux de culture par acre sont passés de 3795,33 Rs dans
les années 80 à 48175,90 en 2002."
Autre extrait de ce bouquin concernant la monoculture de la patate ou de
nombreux paysans se suicident:
"Alors que les paysans dépensent 115 Rs par 100 livres de production,
les patates sont vendues pour 18 Rs par 100 livres, moins d'un
sixième du prix de production. Par acre les coûts de production sont entre 22
000 et 26 000 Rs, dont 16 000 Rs pour le seul coût des semences."
" La politique de nouvelle agriculture indienne a fait la promotion d'un
transfert de la production de grains (céréales et légumineuses) vers les
légumes et denrées perrissables. Une politique centrée sur les légumes réduit
ainsi la sécurité alimentaire et accroit la vulnérabilité des fermiers envers le
marché. Alors que cela fait la promotion des monocultures de denrées
perrissables, ironiquement le terme choisi pour ces monocultures est
"Diversification" "
Sur les liens entre néocolonialisme, dévastation écologique, déracinement des
communautés traditionnelles et montée du fondamentalisme et néofascisme
hindouiste:
"La nouvelle idéologie de l'Hindutva n'est pas indienne. Elle est modelée
par la philosophie cartésienne et mène à la colonisation de nos esprits par les
catégories de la division, séparation et exclusion. C'est un double
envahisseur: premièrement elle ne laisse pas de place pour la nature,
l'écologie et la terre; deuxièmement elle crée une fausse "culture"
qui n'a aucune racine dans la nature ou la terre. Elle est aussi "alien"
car elle remplace notre capacité à vivre et penser de façon non dualiste,
utilisant des rhétoriques et des tactiques qui sèment le virus de la violence.
Cette intolérance explique pourquoi Hindutva cible les temples qui regroupes
des groupes mixtes qui prient ensemble dans la paix: Bhojshala au Madhya
Pradesh, Ajmer Sharif au Rajasthan et Karnataka.
Le réductionnisme, l'exclusion, le dualisme et les monocultures ne sont pas des
catégories indigènes. Elles sont l'héritage du colonialisme et des
constructions utiles pour l'impérialisme contemporain. Il y a une convergence
opportuniste entre la montée d'Hindutva, comme idéologie de l'exclusion
culturelle et la montée d'un nouvel impérialisme occidentale basé sur
l'exclusion économique. Les deux menacent notre indianité - notre Bharateeyata
- et s'aident l'un l'autre.
Au plus fort du massacre de Gujarat, quand les forces de l'Hindutva
prétendaient défendre notre Indianité, ils vendaient aussi l'Inde et ses
ressources, et remplacaient des lois et politiques ancrées dans notre terre par
des lois et politiques qui détruisaient le coeur de l'Inde et de l'Indianité.
Le bruit et la violence de l'Hindutva masquait la tentative du
gouvernement de vendre le sang de l'Inde: son eau, sa biodiversité."
"Alors que l'Hindutva comme idéologie basée sur le "nationalisme
culturel" est mis en place, notre culture indigène est détruite par la
globalisation. Nos rivières sacrées sont privatisées et vendues, bétonnées et
détournées. Par le passé nos rivières étaient vénérées comme des mères, elles
recevaient nos prières. Nous avions le pouvoir de nous lier aux rivières
par la conscience, en tout lieu. Nos rivières étaient liées au seau ou lota
d'eau utilisé pour se laver, se doucher ou nettoyer. Aujourd'hui, par les
projets de "liaison des rivières" , nous allons dans le sens inverse,
liant les rivières par le béton, les coupant de nos cultures indigènes, de nos
écosystèmes et de nous-mêmes. La technosphère remplace l'écosphère dans
laquelle les cultures indigènes évoluent. Le marché remplace les droits à l'eau
et les devoirs envers l'eau.
Précisément parce les rivières et l'eau étaient sacrées, nous ne surconsommions
pas l'eau. La culture du "no limits", du "aucune barrières"
et "aucune intégrité" est maintenant imposé à notre civilisation. La
culture de la conservation de l'eau qui dans le passé construisait les johads,
eris et talabs est remplacée par la culture importée du consumérisme."
"Les idéologies de la violence et de l'exclusion violent les philosophies
qui ont émergées du sol de l'Hindustan - philosophies de la compassion et de
l'entraide mutuelle qu'évoque le dicton populaire "Que tout les êtres
vivants soient heureux" (Sarve bhavantu sulemah).
Ce cercle du bonheur et du bien-vivre inclut toutes les espèces, pas seulement
les humains. La pensée indienne avait la capacité de saisir les
interdépendances et l'indivisibilité de toute la création: le terme Hindi sohum
se traduit par "Je suis vous". Tragiquement, au nom de la défense du
Bharateeyata, notre capacité à la pensée nondualiste est remplacé par un
système de catégories culturelles mutuellement exclusives, dans lesquelles des
cultures diverses et interreliées doivent commettre des actes génocidaires de
nettoyage ethnique pour créer des monocultures "culturelles".
"S'il y a une caractéristique civilisationnelle distincte de l'indianité,
c'est ce que nous appelions jusqu'à récemment le aranya sanskriti ou le concept
de "culture de la forêt", discutée dans le chapitre 1. Mais les
forêts et les rivières sont détruites. Il y a une guerre contre les tribus qui
essaient de défendre leur droit à la terre et à la forêt, droits garantis par
le chapitre V de la
Constitution. Au Nagarnar, au Wynad et dans les zones
tribales, les derniers restes de notre aranya sanskriti sont éradiqués."
« En Inde, un mouvement de masse, le Bija Satyagraha, a
émergé durant les dernières années en réponse aux menaces de recolonisation par
l’OMC, particulièrement dans ses clauses sur la propriété intellectuelle. (…)
Satyagraha est la clé de l’auto-administration ou swaraj. Cette phrase tant
entendu dans le mouvement de libération était « swaraj hamara janmasidh
adhikr hai » (l’autogestion est notre droit inné). Pour Gandhi et pour les
mouvements sociaux actuels en Inde, l’auto-administration n’implique pas la
gouvernance par un état centralisé, mais par des communautés décentralisées.
« Nate na raj » (Notre régle dans notre village) est un slogan du
mouvement environnemental.
Un autre concept Ghandian que le Bija Satyagraha a ravivé
est le swadeshi. Swadeshi est l’esprit de la régénération, une méthode de
reconstruction créative. Selon la philosophie Swadeshi, toute personne possède
– matériellement et moralement – tout ce qui est requis pour se libérer des
structures d’oppression.
Swadeshi, pour Gandhi, était un concept positif basé sur la
construction de ressources, de savoirs et d’institutions dans une communauté –
et lorsque requis peur transformation. Les ressouces, institutions et
structures imposées laissent les gens enchaînés. »
Karim
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Takpi
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Merci, Karim, pour toutes ces traductions, tout cela est super. Un militant écolo venu d'Inde , Shankar, a créé en Allemagne (il vit actuellement à Heidelberg) une asso de défense des Adivasis, ces populations au mode de vie tribal et quasi autarcique qui a échappé aux Etats féodaux traditionnels de l' Inde des Maharadjas, puis à l' inde coloniale, et maintenant à l' Inde mimétique (celle qui se croit "indépendante" mais imite l' Occident). Shankar a fait sensation en 2006 en France lors de son passage à la communauté de Frayssinous, puis au squatt des Tanneries à Dijon. Venu d' Inde, il apprend aux anars occidentaux à vraiment être révolutionnaires en rejetant totalement ce "progrès" dont les européens sont encore si fiers ! Il connait très bien tous les textes primitivistes écrits aux Etats-Unis et en Angleterre... Nous sommes vraiment nuls en France, et on prend une sacrée claque dans la gueule en se faisant expliquer par un ressortissant du Tiers Monde pourquoi il faut contester la notion même de "développement". Pour lui, l' Inde doit réapprendre à vivre en tournant complètement le dos à la modernité, et en réactualisant les savoirs-faire des Anciens qui savent encore tout au sein des ethnies Adivasi, dont sont membres quelques 60 millions de personnes en Inde. Shankar admet que Vandana Shiva fait de bonnes analyses, mais trouve les solutions qu' elle propose pas du tout à la hauteur, trop réformistes et timides. Elle reste de par son éducation encore trop occidentale... Shankar espère aller au rassemblement primitiviste de Suède fin Juillet...
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Takpi
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à Toulouse, campus de Rangueil, il y a ce festival, peut-être une occasion de se rencontrer pour discuter de cette façon de prendre le maquis ? Qu' en pensez-vous ? Du 15 au 17 juin se tient à Rangueil le festival « Vivre Autrement ». Je cite:
« L’objectif de ce festival est donc de présenter des réponses concrètes et réalistes face à la menace sur la biodiversité, à la glaciation sociale et à l’imposture écologique actuelle, par des modes alternatifs de production alimentaire, énergétique, de construction, de communication, d’éducation et de travail
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libertad
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Ces dates sont ANNULEES, le festival devrait avoir lieu plus tard
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delphine314
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les inégalités en soit ne sont pas un problème.... comme si la pauvrté d'une classe n'avait pas de lien avec la 'richesse de l'autre!?!?! ça patine sérieux sur l'en dehors ou quoi?
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nk
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je pense qu'on pourrait chercher a se voir en vrai pendant l'ete.. aux rencontres en catalogne?
avant? ou?
nimporte ou dans la campagne pourrait etre pas mal, dans un coin joignable facilement en velo en stop ou en train pour celleux qui ont envie...
ca en brancherait?
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Takpi
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Continuer les discussions en Catalogne, pourquoi pas, puisque les anars de Llavors d' anarquia (Graines d' anarchie) de Barcelone organisent une réunion les 9-10-11 septembre à la campagne près de Barcelone : détails sur ce site de l' En dehors qui avait donné les détails sur ces Rencontres anti civilisation, annoncées comme critique par rapport au "primitivisme" à la sauce Zerzan. Au sud de Toulouse, à la gare de La Tour de Carol, le train espagnol est vraiment pas cher...
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Anonyme
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ouf, traverser la france dans sa totalité (2 fois car retour), ma bourse ne le permet pas ^^
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passante
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on peut faire un entre deux ...qqunE a un lieu a proposer et/ou offrir sur france ??
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tetatutelle
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Je crois qu'il est difficile de contester ce projet. Il reflète en effet totalement l'un des grands volets du projet de société anarchiste et (pour une fois !) ne revêt pas de radicalisme particulier de nature à faire fuir, du style distribution de nourriture uniquement végétarienne (quoi que certains seront bien capables de jouer les filtres aux moments de réception, faudra y faire gaffe !). Pour autant c'est vrai, c'est pas si évident que ça et tu as raison de parler de sortie progressive. Car comme je l'exprime dans mon commentaire sur l'article "La bande à Bonnot", intégrer l'anarchie c'est intégrer des paradoxes et il convient de trouver comment les gérer. Et je te lève mon chapeau d'avoir trouvé le courage de quitter ton boulot (et à propos je me demande comment tu vis car normalement une démission volontaire ne donne plus droit à RIEN ! ; moi je n'ai déjà pas le courage de ne plus en chercher, sachant trop à quoi ça me conduirait dans ma situation : plus aucune aide de personne donc le crève la faim ! Au niveau pratique, si ça ne pose pas de difficulté particulière pour ce que j'appelerai les biens durables ou consommables à long terme (mobilier, électroménager et informatique et moyens de transport personnels), les biens consommables à moyen terme (vêtements, livres et CD, bijoux, j'en oublie sûrement...), en revanche pour les biens consommables immédiatement c'est à dire LA NOURRITURE, il n'en est à l'évidence pas de même. Faire don de ce qu'on consomme immédiatement et en permanence, sauf à entrer dans la privation, nécessite d'acheter le double de ce qu'il nous faut. Or malheureusement tout le monde n'en a pas les moyens et si comme tu dis le but vise à sortir de la logique carritative, on va immanquablement y retrouver un défaut constant : ce sont uniquement ceux qui le "pourront financièrement" qui approvisionneront en nourriture, les autres étant contraints, souvent à leur grand regret, de se contenter de compenser en temps consacré ce qu'il ne pourront donner en vivres. LE PROBLEME MAJEUR, il saute aux yeux, c'est celui de LA GRATUITE A LA BASE : elle n'existe pas. Ce qu'on donnera, on l'aura bien acquis chez des "commerçants" qui eux ne nous en auront pas fait don ! Ceci dit, je ne dis pas ça du tout pour décourager , les solutions se trouvent à force de réflexions. Pour ma part, il se trouve que dans les semaines qui viennent, j'ai des priorités personnelles à assurer d'abord. Mais je garde ce projet dans ma tête et n'exclut pas du tout de m'y intéresser un peu plus tard et je sais maintenant comment te trouver. Mais il esst clair que mon service sera "en plus de mon travail" (que j'espère trouver rapidement) et fonction de mes moyens financiers. Têtatutelle
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Anonyme
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si jpuis me permetttre tu devrais lire, et pas les offres d emploi ^^ !! discuter et pas affirmer comme des verites vraies tout ce que tu penses et/ou recraches de je sais pas ou .
parce que tes concepts et notions sont halluc' (et pas forcement que dans celui-la de commentaire !!!)
mais a chacunE son mode de vie, de pensees mais stp arrete de pretendre que l anarchie cest comme ca ou comme ci sinon ca n est pas ...
sinon tu peux toujours creer un parti puisque tu as l air d en chercher un .......
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tetatutelle
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Bravo, de mieux en mieux ! J'affirme ne pas exclure l'idée de rejoindre un jour Rakshasa dans son projet (parce qu'un projet pareil, à l'évidence il ne le bouclera pas dans deux jours, sinon il est Zorro ! Donc pour moi on a le temps) et tu viens de me répondre clairement qu'ON N'A PAS BESOIN DE MOI ! Je regrette, c'est ça. Et bien ait au moins le respect de remplacer le "on" par le "je" parce que si j'habite à 1000 km de chez toi ça sera plutôt facile pour toi de me supporter ! Si t'es individualiste (j'en sais rien), le minimum est de ne pas décider pour les autres. Lire de l'anarchie, je ne fais que ça depuis presque un an, figures-toi ; sans avoir lu une seul offre d'emploi ! (parce que "pour le moment" j'ai une allocation qui "m'interdit" de travailler ; mais je compte simplement en sortir parce que je trouve ça inadmissible que ce soit "d'autres qui déterminent" mon aptitude ou pas à bosser). Maintenant oui, comme tu dis j'en ai mes propres interprétations et si j'ai réussi à obtenir le bac (littéraire !) il me semble que ça prouve que je ne suis pas complètement idiote ! Ecoute, on est le 23 juin, je démissionne de ce journal le 30 : tu as encore 7 jours à me supporter ! Si le fardeau est encore trop lourd, alors ne me lis plus, bon sang ! C'est pourtant si simple. C'est ce que je ne comprend pas chez un certain nombre d'entre vous. C'est pour ça que je m'en vais parce que vous êtes "trois fois pire encore" que les socialistes et je ne supporte plus ! Créer un parti (ou une association) ? Mais pour ça mon cher, légalement il faut être au moiins deux ! Et comme malheureusement t'es pas le seul à penser ce que tu penses de moi, tu comprendras aisément que j'aie plutôt du mal à trouver le deuxième ! Mais si tu l'as en stock, te gènes surtout pas de me l'envoyer ! Têtatutelle
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Anonyme
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hey anonyme
tu peux faire du stop, c'est gratuit, anonyme ca va vite et tu rencontres des gens chouettes... pis comme ca tu peux viendre en catalogne...
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El conspi.
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Être dehors de l'en dehors , ça veut dire rentrer dedans , c'est ça ??? Faut pas trop se prendre au sérieux quand même....
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david
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salut tout le monde,
Bon pour me présenter vite fait: J'habite saint-etienne, je fais parti du réseau indymedia et je milite aussi dans un groupe anar autonome. J'ai souvent consulté le site mais j'ai jamais posté quoi que ce soit. Bref, récement j'ai discuté avec une copine de sainté et elle m'a parlé de ce projet de "prise du maquit économique". J'ai lu pas mal de trucs là. Du coup je vais poser qq questions à la cons : *Y'a des rencontres de prévues liées à ce projet ? Parce qu'internet ça a ses avantages, mais c'est aussi une sacrée merde parfois au sens ou "discuter" par écrit est assez lourd surtout quand il y a des oppositions. *Le camping en ariège en juillet ça tiens toujours ? Ca a un lien avec le projet de "prise du maquit"? Voilà, j'aime pas torp m'attarder à l'écrit.
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libertad
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David, malheusement l'intiateur de cet appel n'intervient plus sur le site, pour une raison qui ne m'apparait pas très clairement et je dois dire que je suis assez ennuyé pour te donner des précisions supplémentaires. Pour le moment il n'y a rien de concrêt au niveau rencontres à moins qu'un collectif se crée pour appeller à se retrouver.
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Rakshasa
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Eh Libertad, ne t'inquiète pas, je n'interviens pas sur l'en-dehors en ce moment parce que d'une part je me suis trouvé un peu trop présent, justement ces derniers temps, et j'aime bien lire les autres dans leurs débats (c'est un peu comme voir les autres dans leurs ébats, c'est très instructif !). D'autre part, le maquis s'organise très bien aussi sans moi, par des personnes avec qui je ne suis même pas en contact. Je me rend compte aussi, que ce que j'entend par maquis, certainEs ne l'entendent pas de la même manière. Je suis notament en désaccord total sur certaines positions répandu actuellement sur la nécessité d'un maquis, envisagé comme "bases arrières" par des partisans de l'action violente. Comme je le disais à un "maquisard", il me semble dangereux que des guerriers veuillent s'en servir comme bases; le maquis serait sous le joug d'une militocratie. Le maquis est pour moi économique et si guerre il y a à faire c'est une économique qui est à mener. Le maquis, s'il parvient à pratiquer la démocratie directe, décidera si le débat s'impose de se doter de guerriers au sens d'opposition physique. On est loin de la démocratie directe, pour le moment c'est plutôt le brouhaha (peut-être celui de l'assemblée qui s'assoit ?). D'autant plus qu'à l'évidence les forces de répressions couplées aux forces médiatiques sont en mesure d'écraser n'importe quelle tentative d'insurrection aujourd'hui, aux vues des maigres forces libertoides et du peu de popularité de ces dernières. Et pour être plus précis, le maquis est politique parce qu'il est primordiale qu'il y soit pratiqué la démocratie directe et l'autogestion, en somme pour employer un de mes néologismes l'autogouvernance (autogouvernement + autogestion).
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passante
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ok ok j ai pas envie de te repondre mais l anonyme peut etre aussi feminin !!! il n y a pas que les hommes qui parlent et pour le parti c'etait comment dire une ..boutade donc arrete de te prendre le chou et pis je sais pas mais au lieu de dire depuis un moment que tu "demissiones" et bien tu sais ..il vaut mieux agir que dire...
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Oxie
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Avoir reusi le bac signifie uniquement, pour moi, que tu as intégré ce qu'on t'a demandé. Etre une personne modèle en quelque sorte... Ce n'est pas tellement valorisant en fin de compte.
Sinon, je pense avoir qqun en stock... :-)
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Chiendent
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Bon, est-ce que vraiment des gens t'ont dit qu'ils voyaient dans le "maquis" une "base arrière"? Ou c'est une crainte?
En fait, pour l'instant aucune rencontre n'est prévue pour le maquis, mais comme on est dispersé, qu'on attend tous des trucs différents (pas forcément précis, ni précisés, comme par exemples sur cette histoire de "base arrière"...) et qu'on se connaît pas, ça ne facilite pas les choses. Plusieurs rencontres au sein d'autres évènements ont été proposées, mais au final on en a choisi aucune pour l'instant. C'est pas un reproche ni rien, mais c'est juste pour raconter aux gens ce qui se passe en coulisse quoi...
Perso je serais aux rencontres de S!lence, d'autres seront peut être en Ariège ou en Autriche, je n'en sais rien. Mais il va être à un moment où à un autre nécessaire de discuter sérieusement de tout ça, parce que par internet je suis pas satisfait (c'est toujours le même genre de discussions et puis on connaît jamais les gens). Il faudrait pour cela un lieu, comme nous sommes dispersés ce sera sans doute assez central en France (comme ça, ça emmerde un peu tout le monde...) et puis une date aussi.
Une liste mail a été créé, si vous voulez la rejoindre passez-nous un mail qu'on discute de tout ça.
chiendent(at)no-log.org rakshasa(at)no-log.org
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Anonyme
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"Ok ok j ai pas envie de te repondre mais l'anonyme peut etre aussi feminin !!!" La preuve qu'on me fout dehors, c'est qu'on me prête même des intentions totalement fantômatiques ! Il faut vraiment que tu me montres ce que t'as perçu de machiste dans mes propos ! Vraiment je ne vois pas...excuse-moi. Si t'exiges simplement que je mette des (e) partout, excuse-moi mais c'est un peu du temps perdu pour rien à mon sens (bienheureux qui dispose d'un ordinateur "à domicile" qu'il peut utiliser aux heures qu'il veut et le temps qu'il veut ; ça n'est pas mon cas, je suis malheureusement souvent en situation de devoir "me grouiller" avant que ferme l'espace multimédia. Ceci malgré qu'on m'imagine bourgeoise !!). Pour totalement te rassurer, j'adhère à une assoss féministe !
"Il vaut mieux agir que dire... Sais-tu lire ? Et compter ? Ma dernière phrase est suffisamment claire. Alors regarde le site dans les premiers jours de juillet et si tu y découvres un nouvel article ou commentaire de moi, alors seulement tu seras autorisée à me rappeler mes engagements. Têtatutelle
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tetatutelle
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"Ok ok j ai pas envie de te repondre mais l'anonyme peut etre aussi feminin !!!" La preuve qu'on me fout dehors, c'est qu'on me prête même des intentions totalement fantômatiques ! Il faut vraiment que tu me montres ce que t'as perçu de machiste dans mes propos ! Vraiment je ne vois pas...excuse-moi. Si t'exiges simplement que je mette des (e) partout, excuse-moi mais c'est un peu du temps perdu pour rien à mon sens (bienheureux qui dispose d'un ordinateur "à domicile" qu'il peut utiliser aux heures qu'il veut et le temps qu'il veut ; ça n'est pas mon cas, je suis malheureusement souvent en situation de devoir "me grouiller" avant que ferme l'espace multimédia. Ceci malgré qu'on m'imagine bourgeoise !!). Pour totalement te rassurer, j'adhère à une assoss féministe !
"Il vaut mieux agir que dire... Sais-tu lire ? Et compter ? Ma dernière phrase est suffisamment claire. Alors regarde le site dans les premiers jours de juillet et si tu y découvres un nouvel article ou commentaire de moi, alors seulement tu seras autorisée à me rappeler mes engagements. Têtatutelle
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tetatutelle
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Je m'excuse pour la "triple réponse" à Passante. C'est totalement indépendant de ma volonté. Habituellement les commentaires se mettant toujours à la fin, à qui que ce soit qu'ils s'adressent, j'ai recommencé deux fois pensant que ça n'avait pas fonctionné. Merci de ta et de vôtre compréhension. (Mais sans doute que Libertad va en ôter un, ce qu'il a toujours fait dans ce cas) Têtatutelle
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passante
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je n ai nul besoin de l autorisation de qui que ce soit ... et je ne vais pas te rappeler quoique ce soit , je constatais simplement que tu as dit demissionneE dans qques commentaires -me semble t il sauf erreur ...- et ca devient qque peu repetitifs donc je soulignais le fait qu une action vaut mieux que mille mots avant
voila tout ...
sinon pour : "Il faut vraiment que tu me montres ce que t'as perçu
de machiste dans mes propos ! Vraiment je ne vois pas...excuse-moi. Si
t'exiges simplement que je mette des (e) partout, excuse-moi mais c'est
un peu du temps perdu pour rien à mon sens (bienheureux qui dispose
d'un ordinateur "à domicile" qu'il peut utiliser aux heures qu'il veut
et le temps qu'il veut ; ça n'est pas mon cas, je suis malheureusement
souvent en situation de devoir "me grouiller" avant que ferme l'espace
multimédia. Ceci malgré qu'on m'imagine bourgeoise !!). Pour totalement
te rassurer, j'adhère à une assoss féministe !"
je t ai simplement fait signaleE que ton automatisme allait vers celui du masculin maintenant ce n est pas une question de temps mais de conditionnements qui se deconstruisent ou pas ! cest a chacunE de se situer, faire des choix conscients
paske ton assoc est sensee me rassurer de quoi ?? et pourquoi ?? pleins de femmes sont machos et pleins d hommes sont feministes etc etc alors tu vois ....
elle garantie et cautionne quoi ton asso ??
et faut vraiment que t arrete avec tes termes de "exiger ; autoriser ; blablabla" et de te sentir persecuteE t en deviendrais autoritaire .......
P.S : heu .. desoleE si cest pas tres claire manque de temps ....^^....
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passante
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ben j ai repondu mais le commentaire s est mis plus haut !!!
....?....
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libertad
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Désolé mais il y a un bug sur cette page, je ne sais pourquoi
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tetatutelle
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"Faut vraiment que t arrete avec tes termes de "exiger ; autoriser ; blablabla" et de te sentir persecuteE t en deviendrais autoritaire ......." T'as jamais entendu parler de la devise de mai 68 "il est "interdit" d'interdir ?" Mais dis voir c'est bien encore une interdiction ça, non ? Donc ton raisonnement en déduit que les soixante-huitards étaient autoritaires ! Désolée mais à l'évidence, je ne vois pas comment on peut éliminer l'autorité sans l'interdir...On en revient donc bien à mon idée de départ : l'anarchie est pleine de paradoxes et les intégrer est un choix personnel. Regarde donc bien précisément quand et avec qui j'emploie ces termes qui te dérangent et avec un brin d'honnêteté, tu ne pourras qu'admettre qu'ils ne font que répondre aux propos autoritaires d'autres personnes envers moi.
Têtatutelle
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Rakshasa
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Ca flood ici ...
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libertad
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La page a été remise en ordre, ça sera plus facile pour discuter.
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à 09:06