Tinder

Le revers des méthodes de Tinder décrypté

Tinder est une application de rencontre considérée comme une interface usant d’une formule misogyne et addictive. Judith Duportail, une journaliste, a mené une enquête sur la face cachée des rencontres sur l’application. Après des années d’analyse, elle nous explique l’algorithme de Tinder et nous dit que le hasard n’existe pas vraiment, les méthodes sont maquillées.

Qui est Judith Duportail ?

Judith Duportail est une journaliste indépendante et cofondatrice des Journalopes. Elle a enquêté sur comment la technologie peut chambouler votre vie amoureuse et votre liberté. Elle écrit en anglais, mais aussi en français pour The Guardian, Aeon, Les Inrocks, Slate, Le Temps (le journal suisse) ou encore Philosophie magazine.

Comment est-elle tombée sur Tinder ?

Après une rupture amoureuse en 2014, elle s’est inscrite sur Tinder et n’en revient toujours pas d’avoir écrit le livre « L’Amour sous algorithme ». C’est un livre d’enquête se basant sur les applications de rencontres en ligne. Durant au moins 4 ans donc, la journaliste nous a décodé les revers cachés de Tinder.

Tout a commencé quand elle a essayé d’obtenir sa note en séduction ou Elo score, qui a depuis, été supprimée par la société. Effectivement, Tinder juge chaque utilisateur en lui donnant une note de désirabilité. Le principal objectif étant de matcher ensemble les profils les plus intéressants, selon des critères de niveau d’études, de beauté ou de fortune.

Tinder

Alors, quelle est la face cachée de l’application ?

À la place d’une note, la journaliste reçoit 802 pages de ses données personnelles, récoltées par Tinder. Elle précise : « L’expérience [Ndlr: d’analyse de données] est intéressante. J’imaginais être une personne et j’ai découvert celle que j’étais vraiment. On devient tous dark sur le Net. »

Judith Duportail pense n’avoir discuté qu’avec une cinquantaine de personnes, pourtant elle voit qu’elle a échangé des messages avec au moins 870 hommes. “Je n’avais pas eu un comportement respectueux, alors que toute ma vie, j’avais critiqué les personnes qui ghostaient”, dixit-elle.

Parallèlement, elle analyse et décrypte le brevet en anglais, de 27 pages, déposé par Tinder. Le fonctionnement de l’application de rencontre vous y est dévoilé et la journaliste estime qu’il ne faut plus croire au hasard. Elle nous rappelle le but de l’entreprise, qui est de fidéliser les utilisateurs, mais non de les aider à trouver l’amour et partir ensuite.

Quelques mots pour la fin

Judith Duportail conclut que : « Tinder s’appuie sur l’économie de l’addiction, le principe de la récompense aléatoire, qui agit aussi fort que la cocaïne et s’inspire des machines à sous. »

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